Regard sur les Etats-Unis

samedi 24 mai 2008

La maladresse d’Hillary Clinton indigne les démocrates

C’est la dernière polémique en date, outre-Atlantique. Hillary Clinton vient de commettre la maladresse de justifier son maintien dans la course à l’investiture démocrate en faisant le rapprochement avec l’assassinat de Robert Kennedy.
Robert Kennedy avait été tué en juin 1968, à la suite de sa victoire aux primaires de Californie. La candidate souhaitait faire comprendre que la campagne démocrate pouvait se prolonger et que tout pouvait encore arriver.
Le problème est que son adversaire, Barack Obama, fait régulièrement l’objet de menaces de mort et se trouve en permanence sous protection des services secrets américains.
Du côté des démocrates c’est la consternation. Même si la candidate a prononcé ses excuses, notamment à l’égard de la famille Kennedy (celle-ci fait d’ailleurs la une de l’actualité à la suite de l’hospitalisation d’Edward Kennedy), tout le monde s’accorde à dire que la fatigue ne justifie pas tout.
Cette polémique constitue une preuve supplémentaire que la campagne n’a que trop durée.

6 commentaires:

Melly a dit…

Ouais ça c'est une bourde ! ouh la la

Anonyme a dit…

Non, ce n'est pas une bourde. Arrêtons avec ces commentaires. En disant cela, on ne fait que déresponsabiliser Hillary Clinton et sa "pseudo" éthique.

Ses propos sont pesés et ont un "sens". Ils s'inscrivent dans une stratégie globale de prise de pouvoir: jouer sur la peur. L'angoisse est, dans sa campagne, la carte maîtresse(cf: le téléphone rouge qui sonne à 3 heures du matin à la Maison Blanche, son dernier clip la veille des élections en Pennsylvanie où tout est mélangé: Pearl Harbour, Hitler, le 11 septembre, Ben Laden, les Subprimes, la récession, la crise de 1929...).

Hillary Clinton est sur un mode de pensée rationnel et instrumentaliste.
Avec elle, tout est calculé comme l'ont déjà rappelé Nicole Bacharan (Blog USA Europe 1), Samantha Powers (l'ex-conseillère d'Obama) et tant d'autres chroniqueurs et spécialistes (André Kaspi, Alexandre Adler, Ted Stangler..)

En évoquant l'assassinat de Bobby Kennedy, Hillary Clinton cherche à créer un électro choc au sein de l'électorat démocrate et chez les Noirs. Avec- en guise de conclusion macabre- cet "argumentaire chantage"-électoraliste- qui relève du non-dit et à destination des Super délégués indécis: " A quoi ça sert d'élire un homme aussi doué soit-il (Barack Obama), qui tôt ou tard, se fera abattre, vous le savez.
Si vous m'élisez, vous éviterez à sa famille et à toute une nation, une nouvelle tragédie. Et, croyez-moi, l'Amérique,présentement, n'en a pas besoin. Les défis sont trop nombreux pour qu'on se paie le luxe de revivre un autre trauma et une nouvelle division.
Un drame qui fera de nous le pays le plus honni du monde, la cible des terroristes. Un pays en contradiction flagrante avec ses idéaux de liberté et de démocratie. Ne prenons pas le risque d'avoir Obama comme candidat mais faisons prévaloir l'intérêt national et l'unité au delà de nos divergences et sensibilités" .

A bon entendeur salut!

Dans cette oraison funèbre, Hillary Clinton, en "bonne politicienne", convoque -pour ne pas se faire traiter et à juste titre, de perverse et de psychopathe- l'histoire sanglante de l'Amérique avec tout son cortège de fusillés: Lincoln, les Kennedy, Malcom X, Martin Luther King etc...

Non. Ce n'est pas une bourde.
Le discours de l'Ex-First Lady a bien une mission pédagogique ( terroriser). Un objectif(gagner les primaires et convaincre les 200 Super délégués flottants). Cette déclaration sent la poudre et le kérosène.

Et dans cette configuration, pour un "animal politique" comme elle, dans l'attente compulsive du pouvoir depuis tant d'années, tous les coups sont permis. Y compris "l'immonde" et parier sur le diable et la tragédie.

Et c'est sur ce terrain, l'affectif et le pathos, qu'elle espère battre, maintenant, Barack Obama. Puisque mathématiquement, les chiffres la donnent perdante.

C'est sa stratégie et la raison de son maintien dans la course. Elle vient de le dire.
Ses "excuses" ne sont que vent et démagogie(je note qu'elle ne s'est pas excusée auprès de M. Obama).

Hillary Clinton est trop coutumière des "gaffes" et des coups tordus pour lui donner l'absolution et le bénéfice du doute. L'affaire Géraldine Ferraro, Jérémiah Wright, William Ayers, la Bosnie, la photo d'Obama habillé en Africain qui circule sur le net, son "islamité supposée" et j'en passe, témoignent de sa nature.

L'analyse du présentateur Keith Obermann sur le nouveau "dérapage" d'Hillary Clinton est éclairante, à cet égard (www.huffingtonpos.com/2008/05/23/clinton-kenendy-assassina_n_103319.hlml).

Hillary Clinton aura tout essayé après le Super Tuesday du 5 février. Monter les femmes, les Hispano-Américain, les Juifs et les cols bleus blancs illettrés contre Obama. A défaut d'avoir fait le plein des voix chez les jeunes, les hauts-revenus et les Noirs.
Pour jouer in fine, cerise sur le gâteau, la cartouche du sexisme et du complot médiatique.

Ses propos relèvent d'une incitation (indirecte) au meurtre et à la haine raciale. Voilà la vérité.

Et je trouve scandaleux et malsain que des journalistes blogeuses et blogeurs-manifestemment fascinés par le personnage- pour certains d'entre eux-continuent à lui vouer une admiration et un culte sans borne. A suivre ses faits et gestes alors que le match est terminé. Mélangeant pour décrire le combat de Clinton, ténacité et perversité. Audace et folie. Information de campagne et propos de caniveau aux relents racistes, et plus que douteux.

Le silence de cette centaine de super délégués en dit long aussi sur l'influence des Clintons et leur clientélisme.
A moins que cela ne soit la goutte de trop.

La fatigue n'excuse rien dans cette affaire... Encore moins le racisme et des appels au meurtre pour se frayer un chemin à la Maison Blanche.

"Yes, we will". Et par n'importe quel moyen.
Quel lapsus révélateur!

Hillary Clinton est une perverse (modification des régles et du jeu). Et comme tout psychopathe contrarié qui se respecte, elle veut tout faire exploser, après elle (les instances nationales du parti démocrate, faire perdre Barack Obama et le parti démocrate).

Hillary Clinton a un problème avec la vérité et l'honnêteté. C'est pour ça que les journalistes ne lui font plus confiance.
A elle et à son mari.

Alors autant de raisons pour clore définitivement l'ère Clinton et refermer la sépulture.

Anonyme a dit…

le commentaire au dessus de mois est suffisament bien structuré que je n'ai plus rien à ajouter, cette femme me fait peur....

Anonyme a dit…

très bon commentaire ( le + long) auquel j'adhère... mais hélas, je ne suis pas citoyenne des usa!

geneline a dit…

Au delà des exaspérations, rebondissements etc.. de cette campagne, je m'étonne de ne pas trouver une voix américaine pour dire haut et fort que ce système d'élection, fluctuant d'un état à l'autre, dans le mode, les critères et la date, avec un petit coup de super-délégués à la fin, est inacceptable dans un pays qui se veut démocratique.

Anonyme a dit…

Salutations à toutes et tous ,

Pour commencer , permettez-moi de vous montrer mon appréciation pour toutes les très pertinentes connaissances que j'ai lues sur cet fantastique forum.

Je ne suis pas convaincue d'être au meilleur endroit mais je n'en ai pas trouvé de meilleure .

J'habite à Gibsons, us . J'ai 42 ans et j'éduque trois agréables enfants qui sont tous âgés entre neuf et 12 ans (1 est adopté). J'aime beaucoup les animaux et je fais de mon mieux de leur présenter les items qui leur rendent la vie plus heureuse .

Je vous remercie à l'avance pour toutes les excellentes discussions à venir et je vous remercie de votre compassion pour mon français moins que parfait: ma langue maternelle est le chinois et je fais de mon mieux de m'enseigner mais c'est très complexe !

Bye bye

Arthru