lundi 26 octobre 2009
Le système judiciaire américain décrypté
samedi 12 septembre 2009
Le nouvel activisme américain
vendredi 20 mars 2009
Le rendez-vous manqué d’Obama chez Jay Leno
Le plan de communication du président américain était bien rodé, mais il semble que tout ne se soit pas exactement passé comme prévu. En choisissant de participer au Tonight Show de Jay Leno, Barack Obama a voulu s’adresser sur un ton humoristique à la population américaine. C’est la première fois qu’un président américain en exercice participait à une émission de divertissement en fin de soirée. Pourtant, malgré une intervention préparée, Barack Obama a suscité une vive émotion en dérapant sur une mauvaise blague sur les handicapés (le président a comparé sa piètre performance en bowling à celle d’un participant aux jeux paralympiques). Voici les images de sa prestation : Si ses proches collaborateurs ont, bien entendu, affirmé que le président n’avait aucunement souhaité se moquer des handicapés, sa prestation a semble-t-il été quelque peu ternie par cette blague déplacée…
mercredi 4 février 2009
Les malheurs d’Obama
Visiblement quelque peu agacé, Barack Obama a avoué à Anderson Cooper (CNN) avoir « foiré » en ayant commis une erreur. Voici les images de l’interview (sous-titrage par Le Point.fr) :
mardi 20 janvier 2009
Comment suivre la cérémonie d’investiture de Barack Obama en direct ?
Vous n’avez pas la chance de vous trouver sur place pour assister à la cérémonie d’investiture mais vous ne souhaitez rien manquer de cet évènement historique ? Vous disposez de plusieurs moyens pour suivre la cérémonie en direct. De nombreux médias du monde entier diffuseront l’évènement.Vous vous trouvez en France ? TF1, France 2, Itele, BFMTV et LCI retransmettrons la prestation de serment du président en direct. (BFMTV et ITELE sont disponibles gratuitement sur internet). Plusieurs stations de radios (Europe 1, RTL, France Info, France Inter, RFI et RMC) consacreront plusieurs éditions spéciales à la cérémonie.
Vous n’habitez pas en France ? CNN, TV5 Monde, France 24… et bien d’autres chaines d’informations diffuseront l’évènement en direct. La chaine française d’information internationale France 24, proposera une programmation spéciale dès 15h30 (heure française). La cérémonie sera retransmise sur le site internet de la chaine en français, anglais et arabe.
dimanche 18 janvier 2009
George W. Bush tire sa révérence
Au cours de ce discours résolument optimiste, George W. Bush a fait le bilan de ses deux mandats. Comme on pouvait s’en douter, le président ne regrette pratiquement rien. Tout en évitant soigneusement d’approfondir certains sujets (notamment celui de la crise économique), il a souhaité souligner que le pays n’a pas subi d’autres attentats sur son sol depuis le 11 septembre 2001. En matière de politique étrangère, George W. Bush a mis en avant le fait que l’Afghanistan et l’Irak étaient désormais des démocraties et qu’il fallait rester déterminé à ne jamais baisser la garde face au terrorisme.
George W. Bush a également présenté ses meilleurs vœux à Barack Obama : en parlant de son investiture, il a notamment précisé qu’il s’agira « d’un moment d’espoir et de fierté pour notre pays tout entier ».
Malgré sa cote de popularité particulièrement basse, le président a souhaité laisser une image positive aux Américains. Se présentant comme le défenseur de son pays, George W. Bush a tout de même affirmé qu’il était légitime de débattre de beaucoup de ses décisions. Ce sera désormais aux historiens d’en juger…
Voici les images (en deux parties) de son intervention :
mardi 23 décembre 2008
Clin d’œil : quand le New York Times publie une fausse lettre du maire de Paris
Ce lundi, le New York Times a présenté ses excuses après avoir publié une fausse lettre du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Dans un rectificatif publié sur son site internet, le New York Times explique s’être fait piégé par ce faux document, dans lequel Bertrand Delanoë prétendait que la candidature de Caroline Kennedy au poste de sénateur de New York en remplacement d’Hillary Clinton n’était « pas très démocratique ».Voici la fausse lettre reçue par le journal :
“As mayor of Paris, I find Caroline Kennedy’s bid for the seat of Senator Hillary Rodham Clinton both surprising and not very democratic, to say the least. What title has Ms. Kennedy to pretend to Hillary Clinton’s seat? We French can only see a dynastic move of the vanishing Kennedy clan in the very country of the Bill of Rights. It is both surprising and appalling.
With all the respect and admiration I have for Ms. Kennedy’s late father, I find her bid in very poor taste, and, after reading “Kennedy, Touring Upstate, Gets Less and Less Low-Key” (news article, Dec. 18), in my opinion she has no qualification whatsoever to bid for Senator Clinton’s seat.
We French have been consistently admiring of the American Constitution, but it seems that recently both Republicans and Democrats are drifting away from a truly democratic model. The Kennedy era is long gone, and I guess that New York has plenty of more qualified candidates to fill the shoes of Hillary Clinton. Can we speak of American decline?
Bertrand Delanoë
Paris, Dec.
18, 2008”
Pour lire les excuses du Times c’est ici.
lundi 17 novembre 2008
Première interview télévisée : Barack Obama confirme la fermeture de Guantanamo et le retrait des troupes d’Irak
Ce dimanche, le nouveau président élu a accordé sa première interview télévisée aux journalistes de l’émission 60 minutes de CBS. D’une durée d’environ une heure, ce premier entretien à permis à Barack Obama de confirmer certaines de ses promesses électorales.Trois grands thèmes ont été abordés lors de cette interview : la prison de Guantanamo, le retrait des troupes d’Irak et la situation économique du pays.
La prison de Guantanamo, située sur l’ile de Cuba, devrait être fermée par le nouveau président. Selon Barack Obama, ce camp représente les excès de la guerre contre le terrorisme menée par George W. Bush. Dès lors, il a réaffirmé son intention de fermer Guantanamo, ce qui permettra de contribuer à ce que l’Amérique retrouve « son rang dans le monde ».
En ce qui concerne l’Irak, Barack Obama a précisé qu’il comptait bien respecter ses promesses électorales et ainsi procéder au retrait de l’essentiel des troupes américaines d’ici à l’été 2010.
Mais le sujet principal de préoccupation des Américains demeure l’économie. Sur ce sujet, le futur président souhaite renforcer la régulation du système financier, aggraver le déficit public de manière à lutter contre la récession et venir en aide aux constructeurs automobiles en grandes difficultés. Pour ce qui est de cette dernière problématique, Barack Obama prône un véritable plan de sauvetage des constructeurs afin d’éviter une catastrophe économique. Pour en savoir plus : le site de l'émission de CBS (pour des raisons relatives au respect des droits d'auteurs, aucune vidéo n'est disponible en dehors du site de la chaine).
lundi 10 novembre 2008
Une semaine après sa défaite, John McCain s’expliquera sur NBC
C’est le network NBC qui a obtenu le privilège de la première interview du candidat républicain John McCain, à la suite de sa défaite à l’élection présidentielle de 2008. Selon les premiers éléments révélés par la chaine, le sénateur de l’Arizona devrait participer à l’émission de Jay Leno, diffusée demain soir.La question principale demeure celle de l’avenir politique de John McCain et de celle du parti républicain. Une chose est néanmoins certaine. Bien que la défaite soit grande, la droite Américaine va devoir se reconstruire au plus vite, afin de se mobiliser lors des élections de mi-mandat en 2010 et de la prochaine présidentielle de 2012. Reste à savoir ce que deviendra John McCain ? Sur ce point, les analystes sont divisés. John McCain parviendra-t-il à garder son influence au Sénat ou sera-t-il mis à l’écart de la reconstruction du parti ? Toutes ces questions demeurent sans réponses à l’heure actuelle…
vendredi 7 novembre 2008
Barack Obama lance un nouveau site internet de transition
Le nouveau président élu vient de lancer, ce vendredi, un nouveau site internet destiné à assurer la transition jusqu’au 20 janvier 2009. Si le site reprend quelques caractéristiques (notamment graphiques) rappelant son site internet de campagne, ce nouvel espace souhaite mettre en avant les thèmes phares du programme du candidat. Intitulé « change.gov », ce nouveau site sous entend que le prochain président Américain devrait activement utiliser ce moyen de communication. Pour en savoir plus : le site Change.gouvjeudi 30 octobre 2008
Le spot de 30 minutes de Barack Obama
Voici le spot diffusé hier soir par Barack Obama sur 3 des grands networks américains ainsi que sur quelques chaines locales. D’une durée d’une trentaine de minutes, « American Stories, American Solutions » restera dans les annales comme le plus long clip de cette campagne présidentielle :
mercredi 29 octobre 2008
Obama : un coup de pub estimé à 5 millions de dollars
Les membres de la campagne de Barack Obama viennent d’annoncer qu’ils allaient diffuser un spot publicitaire d’une durée de 30 minutes simultanément à 20h précises sur les réseaux de NBC, CBS et Fox (et plusieurs autres chaines de moindre importance). Selon les premières estimations des spécialistes en marketing, ce coup de force des démocrates devrait coûter la bagatelle de 5 millions de dollars au sénateur de l’Illinois.Ce spot publicitaire diffusé juste avant un match de baseball demeure pourtant mystérieux. Son contenu n’a pas encore été dévoilé à l’heure actuelle. Une chose est néanmoins certaine le coup d’envoi de l’évènement sportif aurait été décalé, de manière à pouvoir diffuser le spot publicitaire politique dès 20h !
Fin de suspens ce soir, sur la télévision américaine…
dimanche 19 octobre 2008
Sarah Palin rencontre son double sur le plateau du Saturday Night Live
Ce week-end, LE rendez-vous à ne pas manquer à la télévision américaine était le passage de Sarah Palin sur le plateau du Satuday Night Live sur NBC. Au cours de cette émission satirique extrêmement populaire aux Etats-Unis, la colistière de John McCain est caricaturée chaque semaine par l’actrice et humoriste Tina Frey.Faisant preuve d’une bonne dose d’autodérision, Sarah Palin a décidé de se rendre sur le plateau de l’émission. Le résultat : deux séquences mémorables.
Dans cette première vidéo, Tina Frey caricature une conférence de presse de Sarah Palin : la vidéo sur le site de NBC.
Dans cette seconde vidéo, Sarah Palin assiste à une chanson de rap caricaturant sa politique de gouverneur de l’Alaska : la vidéo sur le site de NBC.
Barack Obama obtient le soutien de la grande majorité des titres de presse
A 16 jours du scrutin, Barack Obama peut désormais compter sur le soutien d’une cinquantaine de journaux et de magazines américains. Pour le moment, son adversaire républicain n’a réussit à en convaincre que 16 d’entre eux.En cette fin de semaine plusieurs grands quotidiens nationaux et régionaux se sont ajoutés à la liste en faveur du candidat démocrate. Si le soutien de certains d’entre eux, tels que le San Francisco Chronicle ou le Los Angeles Times, était largement prévisible ; la surprise est venue du Chicago Tribune. C’est en effet la première fois depuis 1847, que le quotidien soutien un candidat démocrate pour une élection présidentielle.
Le Washington Post a également annoncé son soutien officiel au sénateur de l’Illinois. Dans un éditorial, le Post emploie des mots très durs pour qualifier la colistière de John McCain : « notre choix a été facilité en partie par la campagne décevante menée par le camp républicain, et avant toute chose par son choix irresponsable d’un colistier qui n’est pas prêt pour devenir Président ».
jeudi 16 octobre 2008
Analyse du dernier débat : un match nul qui profite à Barack Obama
Le troisième et dernier débat de la campagne présidentielle se déroulait cette nuit à l’université de Hofstra, dans la ville de Hampstead (New York).Première constatation, largement prévisible et très attendue par ses partisans : John McCain est enfin frontalement passé à l’offensive à l’égard de son adversaire. Beaucoup plus animé et plus disputé que les précédents débats, cette rencontre a été l’occasion pour le sénateur de l’Arizona d’attaquer son adversaire sur son programme, notamment en matière de fiscalité et de critiquer ses relations avec William Ayers.
Au cours de la première partie du débat consacrée à la politique fiscale, John McCain a cherché à déstabiliser son adversaire sur le thème des hausses d’impôts. En rappelant que les classes moyennes américaines ne pouvaient pas être considérées comme des contribuables riches, le candidat républicain a tenté de mettre l’accent sur un sujet particulièrement sensible aux Etats-Unis. Pour illustrer ses propos, John McCain a pris l’exemple de Joe Wurzelbacher, plombier de l’Ohio, qui avait interpellé Barack Obama lors d’un meeting au cours duquel il avait annoncé craindre les augmentations d’impôts préconisées par le candidat démocrate, s’il venait à racheter l’entreprise dont il est pour le moment employé.
Sur ce point, le sénateur de l’Illinois a dû repréciser que les augmentations des impôts qu’il souhaite instaurer, ne concerneraient que les 5% d’Américains les plus riches (prônant ainsi une redistribution plus équitable des richesses). John McCain a rétorqué que ces propositions reviendraient à allumer une nouvelle « guerre des classes ».
Par la suite, chacun des deux prétendants a reproché à son adversaire les attaques déloyales et personnelles dont il avait fait l’objet. John McCain a notamment souligné que sa comparaison au ségrégationniste George Wallace par un élu démocrate l’avait « réellement blessé ». Ce à quoi a Barack Obama a répondu qu’il avait lui-même été personnellement attaqué dans de nombreux meetings républicains et avait été menacé de mort. Mais ce dernier n’a pas pu échapper à la question de ses relations avec William Ayers. Celui-ci était un ancien militant d’extrême gauche dans les années 60, ancien membre de l’organisation Wheather Underground, et avait participé à plusieurs attentats lors de la guerre du Vietnam. Barack Obama a précisé qu’il avait condamné les actes de M. Ayers et que celui-ci n’a jamais été impliqué dans sa campagne et ne faisait aucunement partie de ses conseillers.
De son côté, fidèle à sa stratégie, Barack Obama a cherché à assimiler le programme de John McCain à celui de George W. Bush. John McCain a rétorqué : « qu’il n’était pas le Président Bush, et que si Barack Obama souhaitait s’opposer à George W. Bush, il aurait dû le faire il y a 4 ans ». Barack Obama a précisé ses propos en affirmant que : « s’il confondait par erreur les propositions de John McCain avec celles du Président Bush, c’est parce que sur les problématiques essentielles intéressant le peuple Américain, la politique fiscale, la politique énergétique et les priorités de dépenses, celui-ci a toujours été un fervent partisan de George W. Bush ».
Bref, vous l’aurez compris, les débats ont été particulièrement intenses.
Que retenir de cette dernière confrontation ? La plupart des analystes politiques s’accordent à dire qu’il s’agissait de l’ultime chance de John McCain de revenir dans la course. Sur ce point nous resterons plus mesurés. Si ce rendez-vous était crucial pour le candidat républicain, il semble que celui-ci dispose encore de quelques jours pour parfaire son retard dans les sondages. La campagne pour la présidentielle américaine et imprévisible et peut basculer à tout moment en raison d’un évènement particulier. Mais force est de constater que la partie semble bien mal engagée pour le camp républicain.
A en croire les sondages réalisés à l’issue du débat par CBS et CNN, Barack Obama aurait remporté ce dernier débat (58% des sondés estiment que le candidat démocrate l’a remporté, contre 31% pour John McCain selon CNN). Qu’est ce qui explique ces résultats alors que le débat semblait plutôt équilibré ?
Tout d’abord, il faut reconnaitre que John McCain s’en est largement mieux sorti que lors des deux derniers débats. Beaucoup plus incisif, le sénateur de l’Arizona a réussi à « placer » quelques belles répliques à l’égard de son adversaire. Cherchant à prendre l’exemple de « Joe le plombier », il a concrètement voulu expliquer les conséquences de l’application du programme de son adversaire à l’égard de la classe moyenne américaine. Sur ce point, John McCain a certainement marqué des points.
Mais lors de ce dernier débat télévisé, le fond avait certainement moins d’importance que la forme. Visiblement agacé par la neutralité de son adversaire, John McCain n’est pas réellement parvenu à déstabiliser son adversaire et a eu du mal à dissimuler son énervement. De son côté, Barack Obama a conforté son image de présidentiable en montrant sa capacité à garder son calme malgré des attaques virulentes de la part de son adversaire. Il s’agissait en effet de leur dernier débat avant le scrutin du 4 novembre prochain.
Reste à savoir si John McCain va enfin parvenir à renverser la tendance dans les prochains jours…
Pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas pu regarder ce dernier débat, voici la vidéo de l'intégralité de celui-ci :
jeudi 9 octobre 2008
Le second débat Obama/McCain fait beaucoup plus d’audience que le précédent
L’audience du second débat entre Barack Obama et John McCain a plutôt été bonne. Avec plus de 63 millions de téléspectateurs devant leur poste de télévision, ce débat surpasse de 10 millions de téléspectateurs celui qui avait été organisé le 26 septembre dernier.Mais il convient toutefois de relativiser ces chiffres en les comparants à ceux du débat des colistiers. Celui-ci avait battu tous les records de cette campagne en suscitant la curiosité de 70 millions de téléspectateurs.
Preuve, s’il en est, de l’attrait de Sarah Palin chez les électeurs américains.
Pour ceux qui n’auraient pas eu l’opportunité de visionner cet évènement, voici les images de l’intégralité du second débat :
Obama drague les jeunes électeurs par le biais de la publicité
Jusqu’à cette année, le réseau MTV n’acceptait aucune publicité de nature politique. Pourtant, selon le porte-parole du réseau, Barack Obama aurait acheté il y a quelques jours plusieurs spots publicitaires pour les diffuser sur les chaines du réseau (dont Comedy Central, VH1 et Spike).Il semble que l’achat de spots publicitaires, tant chez les républicains que chez les démocrates, soit entrain de s’accélérer dans la dernière ligne droite de la campagne. Mais cet exemple de nouvelle cible de tranche de la population américaine, illustre parfaitement le fait que le sénateur de l’Illinois essaie par tous les moyens de concerner davantage les personnes qui habituellement n’allaient pas voter.
Il conviendra d’étudier le taux d’abstention lors du scrutin du 4 novembre prochain, pour voir si cette stratégie a finalement payé.
mercredi 8 octobre 2008
L’analyse du second débat : McCain ne parvient pas à s’imposer, Obama conserve sa sérénité
Le second débat entre les prétendants à l’élection présidentielle américaine a eu lieu, ce mardi soir, dans la ville de Nashville (Tennessee). Que retenir de cette confrontation ? (que certains médias qualifiaient de rencontre décisive pour John McCain, et comme l’une de ses dernières chances de renverser la tendance des sondages).Dès le début du débat, John McCain est passé à l’offensive en dévoilant les grandes lignes d’un nouveau programme destiné à racheter les prêts immobiliers que les ménages américains ne parviennent plus à rembourser. Cette proposition a constitué la première surprise de ce second débat. John McCain, candidat du parti républicain, propose une intervention de l’Etat (dont le coût devrait s’élever à 300 milliards de dollars selon son équipe de campagne), pour venir en aide à la population américaine durement touchée par les mesures de financement de leur bien immobilier. En ces temps de crise économique, des propositions qui paraissaient impensables il y a encore quelques semaines, apparaissent désormais comme une évidence pour une majeure partie de la droite américaine.
En ce qui concerne les questions économiques, thème principal du débat de ce soir, Barack Obama est apparu beaucoup plus serein et pédagogue que son adversaire. Sur ce thème, qui constitue son sujet de prédilection, le candidat démocrate sait qu’une majorité de la population américaine le juge plus à même de proposer une solution à la crise financière. De son côté, John McCain est apparu beaucoup plus offensif, critiquant quasi-systématiquement le programme de son adversaire. Le candidat républicain a notamment cherché à déstabiliser, en vain, Barack Obama en l’attaquant sur le thème de ses propositions en matière de fiscalité. Ce dernier à rappelé une nouvelle fois que ses propositions en matière de hausse d’impôt, ne toucheraient que les 5% de foyers américains les plus aisés.
A un peu plus d’une demi-heure de la fin du débat, les questions ont porté sur la politique étrangère américaine. Sur ce thème, aucune précision supplémentaire n’a été apportée par rapport aux propositions dévoilées lors du premier débat. Le candidat démocrate a simplement ajouté qu’il ne souhaitait pas envahir le Pakistan, contrairement aux dires de John McCain et qu’il ne souhaitait pas recevoir de leçons d’une personne prônant un « bombardement de l’Iran et la destruction de la Corée du Nord ».
Que reste t-il à conclure de ce second débat ? En ce qui concerne les résultats des sondages effectués à l’issue du débat, les personnes sondés estiment à une large majorité que Barack Obama a remporté cette seconde confrontation. Selon un sondage réalisé pour la chaine CNN par l’institut Opinion Research Corporation, 54% des personnes interrogées estiment que le sénateur de l’Illinois a remporté le débat contre seulement 30% pour John McCain (avec une marge d’erreur de 4 points). Selon ces mêmes personnes, le candidat démocrate aurait été beaucoup plus clair et pédagogue dans ses propositions que John McCain.
Il semble qu’à première vue, John McCain ait manqué une bonne occasion de renverser la tendance. Pour autant, contrairement à ce que prétendent certains analystes politiques, la campagne électorale n’est pas terminée et tout peut encore basculer, même si Barack Obama continue de conforter son image de présidentiable. Voici les images de la partie du débat consacrée aux solutions des candidats pour lutter contre la crise financière :
vendredi 3 octobre 2008
L’analyse du débat des colistiers : Sarah Palin résiste mais Joe Biden l’emporte
On s’attendait au pire, mais celui-ci n’a pas eu lieu. Contre toute attente, et malgré la personnalité des deux candidats à la vice-présidence, aucune gaffe n’est à déplorer au cours de ce débat ayant opposé Sarah Palin à Joe Biden.Que retenir de ce premier débat retransmis en direct sur la plupart des chaines de télévision américaines ? Tout d’abord, et comme on pouvait s’en douter, on a assisté à une rencontre entre deux prétendants aux styles très différents… Alors que Sarah Palin est apparue combative, dynamique et populiste, Joe Biden est apparu plus austère, pédagogue et authentique. Le résultat ? Malgré une performance de Sarah Palin au dessus des espérances de la plupart des analystes politiques, il semble que Joe Biden ait remporté ce débat. Selon les premiers sondages effectués à l’issue de leur intervention, les chiffres ne laissent place à aucun doute : les démocrates ressortent vainqueurs de cette confrontation. Selon un premier sondage réalisé pour la chaine CNN, 51% des votants donnent Joe Biden gagnant contre 36% seulement pour Sarah Palin. Ce résultat est confirmé par une enquête réalisée dans les mêmes conditions par la chaine CBS et qui donne le sénateur démocrate gagnant selon 46% des sondés contre 21% pour Palin.
Quels ont été les moments forts du débat ? On remarquera tout d’abord les expressions de Sarah Palin aux accents populistes telles que « Joe Six-Pack » ou encore « hockey-moms », « gotcha » ou « damn right ». De son côté, Joe Biden, malgré ses 36 années passées au Sénat, est apparu quelque peu décontenancé par l’aplomb de sa rivale. Tout en gardant son calme et restant très respectueux, Joe Biden a cherché à convaincre les électeurs en utilisant les chiffres et en opposant les positions défendues par les deux candidats à l’élection présidentielle. En apparaissant plus « posé » par rapport à sa rivale, Joe Biden est certainement parvenu à rassurer sur ses qualités de vice-présidentiable. Pourtant contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, c’est Joe Biden qui a apporté un peu d’émotion au débat, lorsqu’il a évoqué l’un de ses fils, victime d’un accident de voiture qui a couté la vie de sa femme et de l’une de ses filles.
Pour ce qui est des médias et plus particulièrement de la presse, le vainqueur du débat ne fait aucun doute : il s’agit de Joe Biden. Mais aucun des principaux titres n’annonce une grande victoire de la part de l’un ou l’autre des colistiers. Bien au contraire, le New York Times et le Washington Post estiment que le débat est resté plutôt cordial et que chacun d’entre eux a limité la casse. Pour tous ceux qui auraient manqué le débat, ou souhaiteraient le visionner dans son intégralité, voici la vidéo de la restransmission : mercredi 1 octobre 2008
Sarah Palin est-elle à la hauteur ?
Alors que le débat des candidats à la vice-présidence aura lieu ce jeudi dans la ville de Saint Louis, la plupart des analystes politiques s’interrogent sur les compétences réelles de la colistière de John McCain. Puisque le premier débat entre les candidats à la présidentielle n’a pas vraiment permis de les départager, le débat des colistiers risque de peser lors du scrutin du 4 novembre prochain. En dépit des propos tenus par certains journalistes, l’enjeu est élevé pour les deux camps et chacun des prétendants a de quoi craindre de ce premier débat entre colistier.En ce qui concerne le camp démocrate, l’avantage de Joseph Biden est d’être expérimenté. Cet atout, non négligeable, lui permettra certainement d’afficher plus de sérénité lors du débat de jeudi. Mais le sénateur démocrate est également connu pour ses gaffes en direct à la télévision. Il devra donc se contenir et veiller à ne pas attaquer frontalement Sarah Palin, de manière à ne pas froisser l’électorat féminin. La tâche s’avère donc difficile pour ce parlementaire expérimenté. D’autant plus, que le ticket démocrate s’expose à davantage de risques : largement en tête lors des derniers sondages, Barack Obama a plus à perdre qu’à gagner, ce jeudi.
Pour autant, les démocrates sont certainement moins inquiets que leurs adversaires républicains. La question que l’ensemble des analystes politiques et des médias se posent, est de savoir si Sarah Palin est à la hauteur d’un poste de vice-présidente ? Sur ce point, le rédacteur en chef du magazine Newsweek est particulièrement virulent. Dans son dernier éditorial intitulé « Is Sarah Palin ready ? Please ! », il attaque la candidate de manière agressive en la qualifiant de « particulièrement ignorante » vis-à-vis des questions relatives aux relations internationales et à l’économie. Certains membres du parti républicain vont même jusqu’à se demander si John McCain ne devrait pas se débarrasser d’elle avant l’élection présidentielle ! Ces propos ont été rapportés par le Washington Post, quotidien américain jugé plutôt centriste et particulièrement indépendant. Le journal précise également que la cote de confiance des électeurs envers Sarah Palin s’est profondément dégradée depuis quelques semaines. Après un effet très largement positif sur la campagne de John McCain, il semble que la colistière de John McCain se trouve désormais au centre de toutes les polémiques.
Reste à savoir si leurs craintes seront justifiées. Pour le savoir, rendez-vous demain soir pour le débat des colistiers. Celui-ci durera autant que celui entre John McCain et Barack Obama, à savoir, 90 minutes. Le temps de se faire une idée sur les compétences de chacun des deux prétendants à la vice-présidence.



