lundi 5 septembre 2011
9/11 : 10 ans déjà
dimanche 8 novembre 2009
La réforme du système de santé adoptée par la Chambre des représentants
samedi 12 septembre 2009
Le nouvel activisme américain
samedi 25 juillet 2009
Une polémique embarrasante

La question était sensible, la polémique fut inévitable… La question raciale est revenue, ces derniers jours, au centre de la vie politique et sociétale américaine.
La semaine dernière, Henri Louis Gate Jr, professeur à l’Université de Harvard rentre de voyage. Arrivé devant son domicile, il réalise qu’il a perdu ses clés et tente ensuite de forcer sa porte d’entrée. Une voisine, croyant à un cambriolage, prévient alors la police. Les autorités arrivent sur place, la discussion s’envenime et malgré la preuve apportée par M. Gate, procèdent à son interpellation en lui passant les menottes aux poignets. Le problème, est que M. Gate est un afro-américain, ami du Président, et qu’il prétend avoir été injustement traité en raison de sa couleur de peau.
La polémique va ensuite enfler. Barack Obama décide de réagir et prend parti ouvertement pour le professeur de Harvard en qualifiant le comportement des policiers chargés de l’interpellation de « stupide ». De leur côté, les associations professionnelles de police ont répliqué en critiquant ouvertement la prise de position du locataire de la Maison Blanche en lui reprochant son manque d’impartialité. La polémique a pris une telle ampleur que Barack Obama a été obligé de revenir sur cette affaire en s’exprimant dans les médias. Tout en se déclarant surpris de l’étendue de la polémique, le Président américain a rappelé qu’il « respectait le travail des officiers de police ».
Barack Obama a-t-il pris une position trop hâtive ou s’agit-il d’un simple emballement médiatique ?
jeudi 16 juillet 2009
Les victimes collatérales de la crise financière
Depuis quelques semaines, plusieurs indicateurs économiques laissent à penser que l’économie américaine se porterait mieux. Retour à la croissance du PIB prévue pour le second semestre 2009, hausse de l’indice de confiance des consommateurs, hausse des indicateurs des industries manufacturières et des services… Toutes ces données pourraient laisser espérer une prochaine sortie de crise.
Pourtant, ces indicateurs encourageants ne doivent pas laisser place à un trop grand optimisme. En parcourant la presse américaine, plusieurs exemples soulignent que la récession produit encore ses effets outre-Atlantique. Dans son édition datée du 2 juillet 2009, le New York Times illustre dans deux articles distincts les conséquences concrètes de la crise actuelle.Premier exemple parmi tant d’autres : faisant face à des déficits publics croissants, certains Etats ont décidé de supprimer les programmes d’été des écoles. Le quotidien cite l’exemple de la Brevard County School (située en Floride) qui a décidé d’intégralement supprimer son programme, délaissant ainsi près de 14 000 élèves qui devront rester chez eux lors de la période estivale. De son côté, le Secrétaire d’Etat chargé de l’Education, Arne Duncan, a pressé les Etats à faire usage des 100 milliards débloqués par le gouvernement pour laisser ouvertes les écoles durant l’été. Mais malgré cet appel, des Etats tels que la Floride ou la Californie ont ignoré les pressions du gouvernement fédéral. En effet, bien que ces 100 milliards soient exclusivement réservés au système éducatif, les recettes fiscales ont tellement fondues que les autorités locales ont été contraintes de réduire drastiquement le budget de certaines écoles. En dépit des résultats des études menées sur l’utilité de ces programmes estivaux, de nombreux Etats ont souhaité utiliser l’argent fédéral à d’autres fins. Pour le moment, le Département de l’Education ignore le nombre exact de programme d’été annulés par les 15 000 écoles des districts que comptent les Etats-Unis. Les écoles situées autour des grandes agglomérations devraient néanmoins conserver leurs programmes. Durant les « summer program », les élèves pratiquent toutes sortes d’activité : révisions en mathématiques, cours de lecture, sciences et vie de la terre, jardinage, yoga…Second exemple n’ayant aucun rapport avec le précédent : de nombreuses municipalités ont décidé d’annuler leurs feux d’artifice lors des festivités de la fête nationale du 4 juillet. Véritable institution aux Etats-Unis, les feux d’artifice et fêtes célébrant le « Fourth of July » sont l’occasion pour les américains de mettre en avant leur patriotisme. Pourtant en cette année de récession, l’heure n’est plus à la fête pour un bon nombre de communes américaines. Les autorités locales ont en effet décidé de supprimer leurs feux d’artifices de manière à ne pas licencier d’employés municipaux…Ces deux exemples illustrent que la crise n’est pas encore terminée…dimanche 14 juin 2009
L’aggravation du déficit public peut-elle remettre en question la réforme du système de santé ?
C’est LA question taboue du moment Outre-Atlantique. Si l’on se réfère aux affirmations du président américain et à ses promesses de campagne, la réforme du système de santé pourrait être réalisée d’ici la fin de l’année. Pourtant, bien que Barack Obama en ait fait l’un de ses principaux arguments de campagne, l’instauration d’une couverture maladie universelle risque de se heurter à de nombreux obstacles, aussi bien de nature idéologique qu’économique.D’un point de vue idéologique tout d’abord, les américains n’ont jamais été particulièrement attiré par la création d’une couverture maladie universelle assortie de l’interventionnisme étatique. La précédente administration démocrate au pouvoir (Clinton) avait d’ailleurs échoué sur ce point, pourtant vigoureusement défendu par la femme du président. Les républicains, quant à eux, dénoncent une socialisation de leur système de santé.D’un point de vue économique d’autre part, le moment est plutôt mal choisi pour annoncer cette réforme. Du fait de l’adoption du plan de relance, le déficit public américain quadruplera cette année pour atteindre près de 13% du produit intérieur brut. Selon les premières estimations, la réforme du système de santé pourrait coûter près de 1 000 milliards de dollars. A l’heure actuelle, près de 635 milliards de dollars seraient d’ores et déjà provisionnés sur le budget 2010. Reste à trouver les 365 milliards restants ? L’administration Obama vient d’annoncer hier, qu’un peu plus de 300 milliards devraient être économisés durant les 10 prochaines années dans les grands programmes… de santé publique tels que Medicare ou Medicaid.De cette manière, le gouvernement américain cherche à démontrer que la réforme du système de santé ne devrait pas contribuer à accroître les déficits publics. Cette position est très largement attaquée par le camp républicain, qui se base notamment sur les affirmations de l’American Medical Association qui estime que la création d’une couverture maladie contribuerait à faire exploser les coûts en matière de santé publique.Si l’on se réfère aux promesses de campagne et aux déclarations de Barack Obama le nouveau système de santé devrait donner une couverture médicale à près de 46 millions d’américains qui en sont aujourd’hui dépourvus, mais également de permettre de réduire de moitié le déficit public d’ici 2013.Actuellement, la plupart des américains sont couverts par une assurance maladie financée par leur employeur. Néanmoins, il existe des programmes spécifiques, particulièrement contrôlés, destinés à couvrir les dépenses de santé des plus démunis, des handicapés, des anciens combattants et des personnes âgées.La vidéo de l'intervention hebdomadaire de Barack Obama consacrée à la réforme du système de santé (publiée le 13 juin 2009) :
Pour en savoir plus : - le site de l'administration Obama de présentation de la réforme du système de santé - le site de l'American Medical Association - une étude de l'American Medical Association portée sur la réduction des coûts du système de santé américain
dimanche 7 juin 2009
Etats-Unis / monde musulman : une incompréhension mutuelle
Alors que le président américain vient d’achever sa tournée au Proche-Orient en prononçant son discours historique du Caire, la route reste longue vers un apaisement des relations entre les Etats-Unis et le monde arabo-musulman.Parfaite illustration de l’incompréhension mutuelle entre ces deux parties du monde, le sondage réalisé par l’institut Opinion Research Corporation pour la chaine de télévision CNN entre le 14 et le 17 mai 2009.Selon les résultats de ce sondage, seul 1/5 des américains auraient une opinion favorable des pays musulmans. Ce chiffre est à rapprocher des 46% d’américains qui en auraient une opinion défavorable. Ce dernier nombre est d’ailleurs en augmentation par rapport à celui du précédent sondage réalisé en 2002 pour la chaine (41%). Du côté des musulmans, l’heure n’est pas encore à la confiance, malgré l’élection de Barack Obama. Bien que leur opinion ait légèrement évolué depuis l’accession au pouvoir du premier président afro-américain, leur sentiment de méfiance envers les Etats-Unis demeure.La marge d’erreur de ce sondage est de plus ou moins 3%.A eux seuls, ces quelques chiffres justifient le discours du Caire de Barack Obama.
lundi 20 avril 2009
L’Amérique commémore les 10 ans du massacre de Columbine
mercredi 11 mars 2009
Barack Obama mise sur l’éducation
Le président américain vient de dévoiler, en début de semaine, les détails de son plan de soutien à l’éducation.Largement consacré au redressement de l’économie et du système financier, le plan de relance de Barack Obama prévoit tout de même que près de 81 milliards de dollars seront consacrés au domaine de l’enseignement. Conscient que le système éducatif de son pays est en perte de vitesse, le nouveau président souhaite enrayer les baisses de taux de scolarisation au lycée et augmenter le nombre d’étudiants. Parallèlement à ces mesures, il préconise que les professeurs soient récompensés au mérite et s’apprête à relancer l’attrait vers les métiers de l’éducation, en organisant une grande campagne nationale.
En ces temps de difficultés économiques, Barack Obama souhaite maintenir la compétitivité du système éducatif américain. Ces dispositions devraient permettre aux Etats-Unis de sortir plus rapidement de la crise.
dimanche 1 mars 2009
La Californie a-t-elle pris pour modèle la France ?
Selon l’éditorialiste du Wall Street Journal, Matthew Kaminski, la réponse ne fait aucun doute. Dans un article publié sur le site internet du journal le 23 février 2009, l’auteur revient en détail sur la situation budgétaire désastreuse de la Californie. Enregistrant un déficit de plus de 40 milliards de dollars, cet Etat de l’Ouest voit sa situation économique empirer depuis plusieurs années. Le budget 2008-2009, voté il y a quelques jours, prévoit un véritable plan de rigueur. Alors que la crise économique et financière est entrain de faire des ravages, les habitants de la Californie vont devoir se « serrer la ceinture » : des hausses d’impôts ont été annoncées (sous la forme notamment de hausse de TVA), de manière à tenter de freiner l’aggravation du déficit public. Près de 20 000 fonctionnaires pourraient être licenciés et les universités de l’Etat devraient diminuer le nombre de leurs inscriptions. Comme si cela ne suffisait pas, le taux de chômage a littéralement exposé et atteint désormais près de 9,3%.A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger vient de signer un décret « d’urgence fiscale ». Désormais, les administrations publiques devront diminuer leurs coûts de fonctionnement et devront fermer deux jours par mois. Des diminutions de salaires sont également à prévoir.
Dans son éditorial, M. Kaminski impute la responsabilité de cette situation aux gouvernements successifs, qui ont tout simplement dupliqué le modèle de certains pays Européens. Selon lui, la Californie a échoué dans sa tentative de création d’un Etat-providence. Incapable de se réformer, l’Etat a vu sa situation financière s’aggraver de jours en jours.
Selon certains économistes, près de 14 milliards de dollars du plan de relance de Barack Obama pourraient revenir à la Californie (notamment en ce qui concerne le volet « éducation » du plan). Mais selon Kaminski, le plus dur pour l’Amérique reste à venir. Selon lui, la Californie n’a fait qu’anticiper ce que le nouveau président souhaite réaliser en souhaitant mettre en place sa couverture maladie universelle et l’adoption de standards environnementaux plus stricts.
De là à dire que Barack Obama pourrait s’inspirer du modèle de protection sociale français, il n’y a un pas…
samedi 31 janvier 2009
Une autre Amérique ?
Depuis l’élection présidentielle du 4 novembre dernier, il semble qu’une tendance littéraire et artistique soit entrain d’émerger : celle de la reconnaissance de la multiplicité des facettes de l’Amérique. Durant les deux mandats de George W. Bush, la diversité des Etats-Unis avait quelque peu été occultée aux yeux de la communauté internationale. Au-delà des nombreux préjugés, dont certains ne sont pas dénués de fondement, les Etats-Unis ont souvent fait l’objet de critiques dont certaines largement exagérées.Une nouvelle collection éditée par Arte Vidéo cherche justement à souligner la pluralité de l’Amérique. Au travers de trois documentaires rarement diffusés à la télévision, on (re)découvre que les Etats-Unis sont plus divers qu’ils n’y paraissent. Le premier coffret sur les Black Panthers (incluant deux films : « American Revolution 2 » et « The Murder of Fred Hampton ») retrace une partie de l’histoire du mouvement en réalisant notamment le portrait d’un de ses leaders les plus charismatique. Le second nous offre une vision inédite de la politique américaine durant les années 60 (le coffret inclus deux documentaires : « Primary » et « Crisis »). Enfin le film « Abigail Lesley is back in town » illustre, à sa manière, les dérives du puritanisme et la naissance d’une Amérique rebelle.
Parallèlement à cette collection de dvd, certains chercheurs ont décidé de publier des ouvrages pour tenter de combattre certains préjugés. C’est le cas notamment de Pascal Boniface et de Charlotte Lepri (respectivement directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques et chercheur dans la même organisation) qui, au travers d’un ouvrage particulièrement accessible, expliquent les différents clichés circulant autour des Etats-Unis (50 idées reçues sur les Etats-Unis édité chez Hachette Littératures). En ayant sélectionné 50 préjugés, ils tentent de décrypter leur origine puis de rectifier leurs inexactitudes.
L’Amérique plurielle serait-elle entrain d’être redécouverte ?
mardi 27 janvier 2009
Focus sur le Ku Klux Klan, est-il encore actif ?
Avant d’étudier si le Ku Klux Klan est encore actif, rappelons succinctement l’origine de l’organisation. Celle-ci est née le 24 décembre 1865 à la suite de la guerre de sécession américaine. L’association a été fondée dans le Tennessee d’un accord entre 6 généraux sudistes. Dès l’origine, les fondateurs du Ku Klux Klan prônent la supériorité des blancs sur les noirs.Mais c’est à partir de 1867 que le groupe se structure en une véritable organisation dotée d’une constitution. Nathan Bedford Forrest sera le premier dirigeant du clan. A peine deux ans plus tard, M. Forrest devra dissoudre le clan en raison des exactions commises à l’égard de la population afro-américaine. Quelques années plus tard, des milliers de membres du clan seront arrêtés par les autorités.
Ce n’est qu’en 1906 que William J. Simmons fera renaitre le clan. Cette deuxième version de l’organisation est légèrement différente à la première. Bien que ses nouveaux membres militent toujours en faveur de la suprématie de la « race blanche », le nouveau Ku Klux Klan cherche à rassembler plus largement tous les américains anti-progressistes et plus particulièrement opposés au communisme, socialisme, féminisme, catholicisme… C’est à ce moment là que le groupe atteint son plus grand nombre d’adhérents. Selon certaines estimations, près de 6 millions d’américains en 1924 sont membres du clan. Malgré la reconnaissance officielle de l’organisation, les violences à l’égard des immigrants et des catholiques se poursuivent. Pourtant en 1944, le Ku Klux Klan est mis en liquidation judiciaire en raison d’une fraude fiscale.
Depuis cette date, le Ku Klux Klan n’est jamais parvenu à se réunifier. Mais en dépit de sa disparition en tant qu’organisation nationale, de nombreux petits groupuscules subsistent encore aujourd’hui. Selon les toutes dernières estimations, les membres de groupes faisant référence au Ku Klux Klan ne seraient plus que quelques milliers (environ 6 000 membres). Pourtant, loin de s’être pacifié, le mouvement s’est au contraire radicalisé. Sur les 179 sections encore répertoriées se réclamant du Ku Klux Klan, un grand nombre d’entre elles se sont affiliées à des mouvements nazis et racistes.
Cette dispersion des groupes cause actuellement des difficultés aux autorités pour estimer de manière précise le nombre de leurs membres. Il devient également plus compliqué de les infiltrer. Néanmoins, selon plusieurs analystes, le nombre de membres augmenterait lentement mais régulièrement. Surfant sur les craintes de nombreux américains (immigration clandestine, légalisation du mariage homosexuel…), les différents groupuscules parviennent à subsister et à se renforcer. Certains de ces groupes disposent même d’un site internet officiel. C’est le cas des Knights of the Ku Klux Klan, considéré comme l’un des groupes les plus importants aux Etats-Unis. La constitution américaine garantie une liberté totale d’expression, y compris pour les groupes d’extrême droite. Mais le gouvernement n’est pas insensible à cette recrudescence de groupes se réclamant du clan. Chaque Etat fédéré a créé des commissions d’étude et de surveillance des mouvements racistes.
Reste à savoir si ces chiffres évolueront dans les prochaines années… En attendant, contrairement à ce que certains auraient pu prétendre, le clan est toujours actif.
Nombre maximal de membres du 1er Ku Klux Klan : 550 000
Nombre maximal de membres du 2nd Ku Klux Klan : 4 000 000
Nombre actuel de membres estimé : 6 000
La chronologie du Ku Klux Klan :
24 décembre 1865 : Fondation du Ku Klux Klan par 6 officiers sudistes
1869 : Dissolution du Ku Klux Klan
25 novembre 1915 : Renaissance du Ku Klux Klan à Stone Mountain sous l’égide de William Joseph Simmons.
1944 : Liquidation judiciaire de l’organisation
mardi 11 novembre 2008
Le programme de Barack Obama : ses propositions en matière d’écologie / environnement (1)
Alors que Barack Obama vient d'être élu, Regard sur les Etats-Unis vous propose d'analyser ses propositions. Voici les mesures phares du programme du nouveau président en matière d’écologie et de protection de l’environnement :- Barack Obama souhaite réduire la consommation de pétrole des Etats-Unis de 35%, d’ici à 2030. En effet, la dépendance énergétique des Etats-Unis coute chaque jour aux Américains plusieurs milliards de dollars.
- Barack Obama souhaite faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 80% par rapport à leur niveau de 1990, d’ici à 2050. Il a pris position en faveur de l’instauration d’un véritable marché des droits à polluer. La création d’une sorte de taxe carbone devrait inciter les industriels à modifier leur processus de production.
- En ce qui concerne les énergies propres, le nouveau président a l’intention d’investir 150 milliards de dollars sur une période de 10 ans dans les carburants alternatifs. Il souhaite également accélérer la production de biocarburants tels que l’éthanol. Barack Obama propose que les carburants utilisés aux Etats-Unis comportent 5% de moins de carbone, d’ici à 2015 et 10% de moins, d’ici à 2020. A travers ces quelques propositions, le nouveau président souhaite en réalité créer un véritable secteur de l’énergie propre. Ces mesures ne sont pas destinées uniquement à limiter la pollution mais plutôt à créer de nouveaux emplois. Selon les estimations de certains analystes, le nombre d’emplois créés grâce à ce nouveau secteur pourrait atteindre 5 millions.
- Barack Obama souhaite développer la production d’énergie nucléaire.
- Pour ce qui est du pétrole, Barack Obama aimerait augmenter les économies d’énergie de 50%, d’ici à 2030.
- Mais le nouveau président démocrate souhaite surtout participer aux futures négociations internationales en matière d’écologie. Il souhaite également créer un forum international réunissant les plus grands pays pollueurs du monde.
En réalité, il faut bien comprendre que certaines villes et Etats américains n’ont pas attendu l’élection du nouveau président pour se lancer dans le secteur des énergies vertes et de l’écologie. Des régions telles que la Californie ou le Colorado se sont d’ailleurs spécialisées dans le développement d’énergies propres et renouvelables. De nombreux Etats de la côte Est du pays se sont engagés dans de véritables politiques de réduction des émissions de CO2, tout comme la Californie, où le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger s’est lancé dans une véritable course à la lutte contre le réchauffement climatique. Toutes ces initiatives soulignent que l’environnement et l’écologie deviennent des priorités nationales.
lundi 10 novembre 2008
Barack Obama : le meilleur VRP des marchands d’armes aux Etats-Unis ?
Alors que le nouveau président Américain vient à peine d’être élu, le nombre de ventes d’armes à feu est entrain d’exploser dans certaines régions des Etats-Unis. Sur fond de tensions économiques et de craintes de résurgence de la criminalité, certaines personnes se ruent dans les magasins spécialisés pour faire l’acquisition d’armes à feu. Bien que Barack Obama n’ait jamais directement menacé le 2nd Amendement de la Constitution Américaine, certaines de ses phrases ont été interprétées par la NRA et ses partisans, comme une menace à ce droit « élémentaire ». Du coup, les ventes de pistolets, fusils et autres armes de plus gros calibres augmentent grandement depuis quelques jours.Une tendance qui pourrait se confirmer dans les prochaines semaines…
dimanche 12 octobre 2008
Couleur de peau : avantage ou handicap pour Barack Obama ?
C’est LA question que tout le monde se pose dans cette dernière ligne droite de la campagne présidentielle américaine. La couleur de peau de Barack Obama peut-elle lui porter préjudice ou constitue-t-elle un avantage ? Cette problématique, particulièrement taboue, est d’une importance capitale alors que les derniers sondages indiquent que le candidat démocrate distance son adversaire républicain. Cette question peut également être posée de la manière suivante : existera-t-il un décalage conséquent entre les sondages ou enquêtes d’opinions réalisées avant le scrutin et les résultats réels de l’élection présidentielle ?Pour répondre à cette question complexe, il convient de revenir quelques années en arrière. En 1982, Thomas J. Bradley, le maire Afro-américain de Los Angeles, décide de se présenter comme candidat à l’élection du poste de Gouverneur de son Etat : la Californie. Suite à sa bonne campagne électorale, M. Bradley est en tête des intentions de vote dans les derniers sondages et les médias locaux estiment que l’élection est déjà jouée et que le scrutin n’est qu’une simple formalité. Les journalistes croient tellement en une victoire du candidat démocrate que le quotidien The San Francisco Chronicle titre, dans la nuit du scrutin, sur la victoire probable de celui-ci : « Bradley : victoire en vue ». Pourtant, dès le lendemain, c’est la douche froide du côté des démocrates : Tom Bradley échoue de peu à être élu au poste de Gouverneur de Californie.
Depuis cet évènement, les analystes politiques américains parlent « d’effet Bradley » pour désigner le décalage souvent observé entre sondages électoraux et les résultats des élections lorsqu’un candidat « caucasien » est opposé à un candidat issu d’une minorité ethnique (hispanique, Afro-américaine,…). Ce cas de figure c’est en effet reproduit à plusieurs reprises. Sept années après l’affaire Bradley, le même scénario se reproduit pour l’élection au poste de Gouverneur de la Virginie avec le candidat Afro-américain Douglas Wilder (alors que les sondages réalisés avant les élections lui donnaient une avance confortable de plus de 9 points).
La liste des exemples d’une possibilité de manifestation de « l’effet Bradley » peut-être allongée : Harold Washington en 1983 pour l’élection à la mairie de Chicago, Jesse Jackson en 1988 lors de la primaire démocrate du Wisconsin, David Dinkins en 1989 pour l’élection à la mairie de New York.
Suite à ces nombreux précédents, les analystes politiques et médias du monde entier se demandent si cet effet ne se manifestera pas lors du scrutin du 4 novembre prochain. En effet, s’il on se réfère aux derniers sondages, Barack Obama et Joe Biden arrivent en tête des intentions de vote au niveau national et dans certains Etats-clés. Pourtant, les résultats d’une enquête publiée il y a quelques jours par l’Université de Sandford sont plutôt alarmants. Jugez plutôt : selon les travaux réalisés par ces universitaires, « l’effet Bradley » pourrait coûter à Barack Obama plus de 6 points le jour de l’élection. Plus inquiétant encore, l’étude et les sondages réalisés illustrent que 40% des personnes "blanches" interrogées appliquent un qualificatif négatif aux personnes d’origine Afro-américaine.
L’intégralité de ce sondage est disponible ici.
En jouant parfois sur la politique de la peur, la colistière de John McCain, Sarah Palin, essaie d’ailleurs de semer le trouble chez les électeurs Américains en expliquant que Barack Obama « copine avec des terroristes ». Ces attaques particulièrement virulentes permettent au camp républicain, sans directement attaquer la couleur de peau du candidat démocrate et de susciter des interrogations de la part de la frange la plus conservatrice de la population Américaine.
Pour autant, la couleur de peau de Barack Obama pourrait également constituer un véritable atout pour le candidat démocrate. Selon les dernières enquêtes d’opinion, près de 90% de la population d’origine Afro-américaine devrait voter en sa faveur ainsi qu’une très grande proportion des personnes issues de la minorité hispanique et des jeunes électeurs. Ces statistiques pourraient totalement contrecarrer les conséquences éventuelles d’un « effet Bradley ». En effet, selon certaines estimations, les jeunes et les personnes issues des minorités devraient se déplacer en masse lors du scrutin du 4 novembre prochain.
Une fois de plus, quoi qu’en disent les sondages et les enquêtes d’opinion, la réponse à cette question sera donnée lors du scrutin.
Devant l’importance que pourrait prendre cette question lors des prochaines semaines, nous avons décidé de solliciter votre avis sur cette question. Celle-ci fait l’objet de notre nouveau sondage (disponible comme d'habitude dans notre barre latérale).
mercredi 24 septembre 2008
Le lobby des armes attaque une nouvelle fois Obama
Dans un spot publicitaire diffusé par la National Rifle Association (le lobby pro-armes américain) ce lundi, Barack Obama est une nouvelle fois attaqué à propos de ses prises de position à l’égard des armes à feu.Au cours de cette publicité, un membre de la NRA affirme que le candidat démocrate est en faveur de nouvelles taxes sur les armes à feu et souhaite interdire la plupart des armes utilisées par les chasseurs. En réalité, le sénateur de l’Illinois a seulement voté en faveur de nouvelles restrictions pour la distribution de certaines catégories d’armes précisément définies. Celui-ci n’a jamais souhaité totalement interdire l’usage d’armes à feu et ne préconise pas de révision constitutionnelle.
Lors d’un meeting organisé dans la journée, le colistier de Barack Obama a tenté de rassurer ses partisans : « Barack Obama ne souhaite pas confisquer mes armes » a-t-il affirmé.
Ce n’est pas la première fois que la NRA cherche à dénigrer le candidat démocrate. Lors d’un précédent billet, nous annoncions déjà il y a quelques mois que celle-ci s’apprêtait à dépenser 15 millions de dollars pour l’attaquer.
vendredi 12 septembre 2008
Barack Obama et John McCain côte à côte à Ground Zero
C’est LA photographie que beaucoup d’américains attendaient : John McCain et Barack Obama observant une trêve dans la campagne et se recueillant côte à côte à Ground Zero. Les deux prétendants à la Maison Blanche ont déposé une rose dans un bassin à la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001. Accompagné du maire de New York Michael Bloomberg et de Cindy McCain, les deux candidats ont décidé de laisser la politique de coté durant quelques heures.Plus tôt dans la matinée, John McCain s’était rendu en Pennsylvanie sur le lieu du crash du vol 93 pour rendre hommage aux victimes du dernier appareil détourné.
dimanche 31 août 2008
L’ouragan Gustav fait son apparition dans la campagne présidentielle
Alors que l’ouragan Gustav a déjà causé la mort de 85 personnes dans les Caraïbes, le maire de La Nouvelle-Orléans vient d’ordonner l’évacuation de la population de la ville. L’ouragan devrait atteindre les côtes américaines dans la journée de lundi. Pour le moment, seule la moitié de la population locale a décidé de fuir.L’une des premières conséquences du passage de l’ouragan Gustav est la réorganisation de l’agenda de la campagne présidentielle. Alors que la convention du parti républicain s’ouvrira demain dans le Minnesota, George W. Bush et Dick Cheney viennent d’annoncer qu’ils ne se rendraient pas sur place et ne prononceraient pas de discours en raison de l’arrivée de l’ouragan. John McCain a annoncé que l’agenda de la convention pourra être modifié en fonction de l’évolution des conditions météorologiques (selon les toutes dernières informations en provenance de sa campagne, John McCain annoncerait que la plupart des travaux de la convention seront suspendus, ce lundi). Le candidat républicain s’est rendu dans la journée dans un centre d’urgence du Mississippi pour afficher son soutien à la population locale.
En revanche, Barack Obama a annoncé vouloir se rendre sur place après le passage de l’ouragan Gustav, de manière à ne pas mobiliser trop de ressources humaines sur le terrain lors de la tempête. Le candidat démocrate a également prévu de mobiliser ses donateurs pour aider les victimes de la catastrophe.
On saura dans les prochaines heures si l’ouragan atteindra la catégorie n°5 (soit la plus élevée de l’échelle Saffir-Simpson).
jeudi 31 juillet 2008
La Chambre des représentants présente officiellement ses excuses pour l’esclavage et la ségrégation raciale
Ce mardi, la Chambre des représentants a présenté officiellement ses excuses au nom du gouvernement fédéral pour les pratiques esclavagistes et la ségrégation raciale dont ont fait l’objet les Noirs américains. C’est la première fois que des excuses formelles sont prononcées au nom de l’ensemble du peuple américain. Jusqu’à présent, seuls certains Etats avaient pris l’initiative de présenter leurs excuses (la Virginie, le Maryland, la Caroline du Nord et l’Alabama).Les parlementaires ont également tenu à dénoncer une nouvelle fois les lois Jim Crow (interdisant dans les Etats du sud l’accès de cette tranche de la population aux équipements publics et aux écoles). L’esclavage a été officiellement abolit en 1865. Néanmoins, il faudra patienter jusqu’en 1954 pour que la ségrégation dans les écoles soit déclarée inconstitutionnelle par la Cour suprême. Mais il faudra attendre le « Civil Rights Act » de 1964 pour que soit abolit la totalité des lois ségrégationnistes.
Cette résolution a été introduite par Steve Cohen (Représentant démocrate de l’Etat du Tennessee), particulièrement impliqué dans la défense des intérêts de la minorité afro-américaine.
jeudi 3 juillet 2008
John McCain s’oppose à Barack Obama sur la question du mariage homosexuel en Californie
Les mariages homosexuels ont été légalisés par un arrêt de la Cour Suprême californienne datant du 15 mai 2008. La décision de justice a abrogé l’article du Code Civil californien qui définissait le mariage comme une union entre un homme et une femme. Loin de faire l’unanimité, cet arrêt est très contesté et de nombreux opposants cherchent à récolter un maximum de signatures afin d’initier un référendum populaire sur la question.Sur cette question de référendum, les deux candidats à l’élection présidentielle s’opposent. John McCain, soutient l’initiative des opposants et souhaite que la Constitution californienne soit amendée.
De son côté, Barack Obama a affirmé qu’il était opposé aux efforts destinés à "diviser et à discriminer" une catégorie de la population et visant à "modifier la Constitution californienne". Les membres de sa campagne ont cependant tenu à préciser que le candidat démocrate n’avait pas changé sa position sur le sujet : il reste opposé au mariage homosexuel mais soutient les unions civiles entre partenaires du même sexe.
Cet arrêt n’a pas terminé de faire parler de lui…




