Regard sur les Etats-Unis
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dimanche 26 juin 2011

Les dessous controversés du renseignement américain



Alors que Barack Obama vient d’annoncer (le 22 juin) le calendrier de retrait de ses troupes en Afghanistan à compter du mois prochain, un documentaire de Marie-Monique Robin propose un éclairage intéressant des techniques ayant été utilisées par les services de renseignement américains en Afghanistan, à Guantanamo et en Irak.

Dans « Torture Made in USA », la journaliste s’intéresse aux raisons ayant conduit les Etats-Unis à utiliser des techniques de torture sur les prisonniers capturés.

Le documentaire revient sur les raisons ayant motivé l’administration Bush à s’écarter des dispositions des Conventions de Genève, de la Convention contre la torture et des lois américaines contre le War Crimes Act de 1996 (qui prévoit la peine de mort ou la prison à vie pour ceux ou celles qui utilisent la torture) dès le lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

L’intérêt du reportage, en dehors des interviews exclusives de grands témoins de l’époque (dont le général Ricardo Sanchez, ancien chef des forces de la coalition en Irak ; Larry Wilkerson, ancien chef de cabinet de Colin Powell ; Matthew Waxman, l’ancien conseiller de Condoleeza Rice à la Maison Blanche) et des retransmission filmées inédites des auditions parlementaires conduites entre 2004 et 2008 (notamment par la commission des forces armées du Sénat), est de mettre en évidence les documents écrits (mémorandums déclassifiés) prouvant que l’Administration à l’époque en exercice était parfaitement consciente de se soustraire aux conventions internationales les plus élémentaires.

Avant même que les images des sévices subis par les prisonniers de guerre de la prison d’Abou Ghraib ne soient rendues publiques, l’Administration Bush avait prévu de ses protéger d’éventuelles poursuites ultérieures en ayant recours à des juristes, réputés proches de Dick Cheney et de Donald Rumsfeld, afin de tenter de justifier l’injustifiable.

Le documentaire de Marie-Monique Robin évite l’écueil d’une vision trop partisane en expliquant que ces techniques ont généré beaucoup de réticences et de résistances au sein même du département d’Etat et de l’armée américaine.

Ces dérives écorcheront encore durablement la réputation de celle que l’on appelait encore il y a quelques années la « plus grande démocratie du monde ».

Pour en savoir plus :
- Torture Made in USA est diffusé par la chaîne de télévision franco-allemande Arte et sera disponible en DVD à partir du 28 juin 2011.

vendredi 4 décembre 2009

Barack Obama décide de l’envoi de 30 000 troupes supplémentaires en Afghanistan


Mardi soir, après plusieurs mois de réflexion, le Président américain a annoncé à l’académie militaire de Wespoint, l’envoi de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan d’ici à l’été 2010. Barack Obama a également tenu à préciser que les troupes américaines commenceraient à se retirer après 18 mois.
Très largement attendue, cette décision permet au Président américain d’écarter toute comparaison hâtive avec le conflit du Viêtnam. En effet, tout en annonçant un renfort de troupes, Barack Obama se devait de fixer une date de retrait afin de réaffirmer son opposition vis-à-vis de la précédente administration.
Ce vendredi, en fin de matinée, 25 pays de l’Otan (sur 27) ont également annoncé l’envoi de 7 000 soldats supplémentaires dans la région. La France et l’Allemagne ont en revanche confirmé qu’elles ne renforceraient pas leur contingent.
A l’heure actuelle plus de 110 000 soldats étrangers opèrent en Afghanistan. Avec l’envoi de ces renforts, le contingent étranger devrait atteindre les quelques 150 000 militaires.

samedi 10 octobre 2009

Un prix Nobel controversé


Le moins que l’on puisse dire est que la nouvelle de l’attribution du prix Nobel de la paix 2009 à Barack Obama a créé la surprise. Moins d’un an après son investiture, le Président américain vient de se voir décerner cette récompense en raison « de ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie internationale et de la coopération entre les peuples ».
Suite à cette annonce du comité Norvégien, l’intéressé a répondu qu’il était « honoré » de cette distinction qu’il considérait « comme un appel à l’action » plutôt qu’une « reconnaissance de ses propres accomplissements ». Cette déclaration illustre parfaitement la véritable surprise de cette annonce. Reste que cette dernière n’a laissée personne indifférent. D’un côté, certains dénoncent le fait que ce prix lui ait été décerné trop prématurément. Les républicains estiment que cette récompense n’aurait pas dû lui être attribuée et soulignent le fait que le Président américain ne protège pas assez les intérêts du pays (A noter toutefois la réaction positive de l’ex-candidat à l’élection présidentielle John McCain). A contrario, certains estiment que les membres du comité Nobel ont fait un choix audacieux. Ils affirment notamment que plus qu’une récompense envers Barack Obama, il s’agit également d’une véritable sanction de la politique de la précédente administration.
Mais cette distinction pourrait également se révéler particulièrement encombrante pour Barack Obama. Ses adversaires politiques dénoncent une véritable manigance des européens cherchant à influencer la politique étrangère américaine. En attribuant ce prix, les membres du comité (tous européens) ont également souhaité exercer une certaine pression sur le Président américain. En effet, c’est en ce moment même que l’administration Obama se prépare à statuer sur l’éventualité d’un renforcement du contingent militaire américain en Afghanistan. Le discours d’Obama, respectueux à l’égard du comité Nobel, n’en a pas moins été particulièrement mesuré. Nul doute que ce prix risque de peser dans ses prochaines décisions.

samedi 26 septembre 2009

Premier discours d’Obama à l’Assemblée Générale des Nations Unies


Ce mercredi, Barack Obama a prononcé son premier discours devant l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York. Au cours de cette première intervention en tant que chef d’Etat à l’ONU, le Président américain a commencé par souligner sa différence avec la précédente administration Bush. L’ère de l’unilatéralisme systématique semble désormais révolue.
Tout en soulignant l’avènement d’une époque de coopération multilatérale, Barack Obama a tenu à préciser que les Etats-Unis ne pouvaient pas résoudre tous les problèmes de la planète et que chaque pays devait prendre sa part de responsabilités dans la recherche de la paix et de la prospérité économique.
En outre, le Président américain a mis en exergue 4 piliers politiques nécessaires à un meilleur avenir : la non prolifération et le désarmement nucléaires, la promotion de la paix, la préservation de la planète et une nouvelle économie mondiale plus juste et équitable.
Pour en savoir plus :
- l’intégralité du discours en français de Barack Obama devant l’Assemblée Générale de l’ONU.

dimanche 7 juin 2009

Etats-Unis / monde musulman : une incompréhension mutuelle

Alors que le président américain vient d’achever sa tournée au Proche-Orient en prononçant son discours historique du Caire, la route reste longue vers un apaisement des relations entre les Etats-Unis et le monde arabo-musulman.

Parfaite illustration de l’incompréhension mutuelle entre ces deux parties du monde, le sondage réalisé par l’institut Opinion Research Corporation pour la chaine de télévision CNN entre le 14 et le 17 mai 2009.
Selon les résultats de ce sondage, seul 1/5 des américains auraient une opinion favorable des pays musulmans. Ce chiffre est à rapprocher des 46% d’américains qui en auraient une opinion défavorable. Ce dernier nombre est d’ailleurs en augmentation par rapport à celui du précédent sondage réalisé en 2002 pour la chaine (41%). Du côté des musulmans, l’heure n’est pas encore à la confiance, malgré l’élection de Barack Obama. Bien que leur opinion ait légèrement évolué depuis l’accession au pouvoir du premier président afro-américain, leur sentiment de méfiance envers les Etats-Unis demeure.
La marge d’erreur de ce sondage est de plus ou moins 3%.
A eux seuls, ces quelques chiffres justifient le discours du Caire de Barack Obama. 

jeudi 4 juin 2009

Discours du Caire : la tentative de séduction de Barack Obama

Particulièrement attendu par l’ensemble de la communauté internationale, le discours de Barack Obama au monde musulman restera dans les mémoires. Plus que le contenu de son intervention, c’est avant tout la forme et la méthode du président américain qui demeure inédite. En prononçant son discours à l’Université du Caire devant plus de 3 000 invités, Barack Obama a tenu, une nouvelle fois, à marquer sa différence d’approche par rapport à celle de l’administration Bush.

S’il ne fallait retenir qu’une phrase de son discours ce serait celle-ci : Barack Obama souhaite prendre un « nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis (…) fondé sur l’intérêt et le respect mutuel (afin) de mettre fin à un cycle de méfiance et de discorde ».
Tout en soulignant que les américains avaient profondément été touchés par les attentats du 11 septembre 2001, Barack Obama a tenu à souligner sa véritable connaissance du monde musulman et de l’Islam. Mais le président américain ne s’est pas contenté de rappeler son attachement à cette religion, il a également cherché à démontrer que de nombreux défis communs attendaient les musulmans et les Etats-Unis (exemple : combattre l’extrémisme sous toutes ses formes).
Barack Obama a également tenu à clarifier sa position sur de nombreux sujets d’actualité :
En ce qui concerne la question du conflit israélo-palestinien, le président s’est prononcé en faveur de la création d’un Etat palestinien en réaffirmant que la colonisation israélienne devait cesser. Mais il a également rappelé qu’Israël et les Etats-Unis étaient unis par des liens inaltérables. 
Pour ce qui est de l’Afghanistan, Barack Obama a rappelé que son pays n’avait pas l’intention d’établir des bases militaires permanentes et allait débloquer 2,8 milliards de dollars pour contribuer au développement économique de la région.
Enfin, Barack Obama a tenu à préciser que les Etats-Unis allaient développer des programmes de partenariat, d’échanges et de bourses entre universités américaines et musulmanes. Il a également ajouté que chaque peuple demeurait libre de choisir sa religion et de la pratiquer librement.

Voici les images du discours du Caire de Barack Obama : 



mercredi 15 avril 2009

Cuba : vers la fin de l’embargo américain ?

Instauré en 1962, l’embargo américain sur l’île de Cuba pourrait être levé prochainement. Si la décision n’a pas encore été prise, tout porte à croire que les relations entre les deux pays pourraient s’améliorer sous l’impulsion de la nouvelle administration américaine.

Ce lundi, le porte-parole de la Maison-Blanche a annoncé les premières mesures unilatérales que les Etats-Unis s’apprêtaient à prendre : la levée des restrictions de voyage et d’envoi de mandats aux familles restées sur l’île. Certes, il ne s’agit pas à proprement parler d’une levée pure et simple de l’embargo. Néanmoins, cette avancée intervient une fois de plus à contrepied du renforcement des restrictions ordonné par la précédente administration Bush.
Quelles sont les raisons de ce brusque renversement de position de la part de l’exécutif américain ?
Barack Obama se conforme en réalité à l’évolution de la position de l’opinion publique américaine. Plusieurs sondages réalisés récemment pour différents médias soulignent que les américains seraient très largement favorables à une normalisation des relations diplomatiques entre les deux nations.
Seconde raison de ce renversement, certains lobbies (dont la chambre de commerce américaine) feraient pression sur les parlementaires en faisant valoir que l’embargo serait totalement contreproductif. En effet, malgré plus de 40 ans de restrictions, le régime Cubain n’a jamais cédé. Or en ces temps de crise économique mondiale, certains groupes de pression font valoir que les entreprises américaines se voient privées d’un marché conséquent. Selon certaines estimations, les exportations vers Cuba pourraient rapporter près de 2 milliards de dollars par an.
Vous l’aurez compris, si la décision n’a pas encore formellement été prise, tout porte à croire que les relations entre les deux pays ne peuvent que se normaliser. Reste à savoir quand le parlement américain fera le choix de mettre fin à ces sanctions commerciales. Preuve que la crise financière actuelle peut avoir quelques conséquences positives… 

vendredi 20 mars 2009

Barack Obama s’adresse en direct au régime Iranien

Il s’agit d’une illustration concrète du changement radical de la diplomatie américaine : Barack Obama s’est adressé en direct à la population et aux dirigeants Iraniens. A l’occasion du nouvel an Iranien, le président Américain a affirmé qu’il souhaitait dialoguer honnêtement avec la République islamique en prônant un respect mutuel entre les deux nations. Cette initiative a été accueillie favorablement par Téhéran qui souhaite également repartir sur de nouvelles bases de dialogue.
Voici les images du message d’Obama au régime Iranien :


Le texte du discours d'Obama ici.

jeudi 5 mars 2009

Le grand retour de la diplomatie américaine

Il aura suffit de quelques semaines pour que les Etats-Unis entament une refonte totale de leur stratégie en matière de politique étrangère. Très largement attendu, le grand retour de la diplomatie américaine sur la scène internationale a pris une tournure particulière cette semaine.
Premier signe de ce changement radical, les Etats-Unis seraient entrain de se rapprocher de la Russie. En milieu de semaine, le New York Times révélait dans sa une que Barack Obama aurait proposé le mois dernier à Dmitri Medvedev un projet de renoncement de déploiement du bouclier antimissile. En échange, Washington souhaiterait que Moscou accepte de faire pression sur l’Iran afin d’obtenir l’arrêt de son programme nucléaire. Depuis démentie, cette rumeur souligne tout de même un changement stratégique de la part des Etats-Unis. Après plusieurs années de dégradation des relations russo-américaines, le nouveau président souhaite envoyer un signal fort à son homologue moscovite. Message reçu « cinq sur cinq » par l’intéressé qui déclarait en début de semaine « apprécier que l’administration américaine soit enfin disposée à dialoguer ».
Le second signal était également largement attendu : les Etats-Unis souhaitent renouer le dialogue avec l’Iran. La secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, vient d’annoncer que l’Iran sera invité à la Conférence internationale sur l’Afghanistan qui se déroulera à partir du 31 mars. Placée sous l’égide des Nations Unies, cette rencontre ministérielle se tiendra aux Pays-Bas ou à Bruxelles.

jeudi 29 janvier 2009

Première semaine de présidence Obama : un changement politique radical

Le moins que l’on puisse dire après seulement une semaine de présidence Obama, c’est que la politique de la nouvelle administration tranche radicalement avec celle de la précédente. En seulement quelques jours, le nouveau chef de l’Etat est parvenu à marquer une véritable rupture avec son prédécesseur.
Première constatation : malgré une crise financière mondiale qu’il devra impérativement gérer, Barack Obama n’a pas l’intention de délaisser les dossiers internationaux les plus urgents. En choisissant de donner son premier coup de fil à Mahmoud Abbas, celui-ci a tenu à marquer sa différence d’approche avec celle de l’administration Bush. Autre symbole attaqué : celui de la prison de Guantanamo. En annonçant sa fermeture, le président Obama a souhaité envoyer un signe fort à l’ensemble de la communauté internationale.
Mais le nouveau président s’est également attaché à changer les habitudes de ses proches collaborateurs. En imposant le gel des salaires des hauts fonctionnaires et en soulignant que des règles strictes de transparence seraient adoptées, il a, une fois encore, tenu à marquer sa rupture avec l’ère de George W. Bush. Désormais, les lobbyistes seront également davantage contrôlés.
En ce qui concerne les questions économiques, la Chambre des représentants vient d’approuver, ce mercredi, le plan de relance américain de 825 milliards de dollars. Reste désormais à le voir adopter par les sénateurs. Selon toutes vraisemblances, ce plan devrait être appliqué dès la mi-février.

jeudi 22 janvier 2009

Premier symbole de la présidence Obama : la fermeture de la prison de Guantanamo

A peine investi, le nouveau président a décidé de s’attaquer à l’un des symboles les plus forts de l’administration Bush : la prison de Guantanamo. Après avoir annoncé le gel des procédures en cours pour une durée de 120 jours, Barack Obama vient d’ordonner la fermeture du centre de détention. Celle-ci devra être effectuée dans un délai d’un an.
Reste désormais à savoir ce qu’il adviendra des détenus de la prison Cubaine ? Tous sont désormais sous la protection de la Convention de Genève. Mais pour le moment aucune précision n’a été donnée concernant la poursuite de leur jugement devant une cour de justice américaine. Les associations de défense des droits de l’homme et les avocats de la défense plaident en faveur des cours fédérales ou martiales. De nouveaux éléments pourraient être apportés dans les prochains jours.

jeudi 15 janvier 2009

Audition de confirmation d’Hillary Clinton : vers un renouveau de la diplomatie américaine ?

Ce mardi, Hillary Clinton a été auditionnée par le Comité des relations extérieures du Sénat. Cet entretien public officiellement destiné à confirmer sa nomination au poste de Secrétaire d’Etat a surtout été l’occasion de présenter la future diplomatie américaine. Comme on pouvait s’y attendre, sa vision en matière de politique étrangère diffère radicalement de celle de l’actuelle administration. Plaidant en faveur d’une politique « intelligente » et « pragmatique », la nouvelle Secrétaire d’Etat a annoncé qu’elle souhaitait renouer le dialogue avec la communauté internationale et favoriser la création de nombreux partenariats. « Le monde a été déçu par les Etats-Unis mais le monde attend toujours beaucoup des Etats-Unis » a-t-elle précisé devant les parlementaires. Vous l’aurez compris, l’heure serait à la rupture de l’unilatéralisme américain.
Pour autant, Hillary Clinton ne s’est pas contentée d’annoncer un changement radical de ton de la diplomatie américaine. De manière méthodique, Mme Clinton a énuméré sa position concernant les principaux dossiers majeurs en matière de politique étrangère :
- Concernant le conflit Israélo-palestinien, aucun bouleversement majeur de la politique américaine a été annoncé : Hillary Clinton a fixé comme préalable à toute négociation avec le Hamas, la reconnaissance de l’Etat d’Israël et la renonciation à la violence. Mais elle a tout de même précisé, conformément à la position de Barack Obama, qu’elle ne souhaitait pas interférer avec la politique de l’actuelle administration.
- Pour ce qui est de l’Iran, Hillary Clinton prône une ouverture au dialogue avec Téhéran. Mais elle a ajouté que les Etats-Unis ne souhaitaient pas pour autant relâcher la pression sur le régime Iranien concernant son programme nucléaire.
- En ce qui concerne la Corée du Nord, la nouvelle Secrétaire d’Etat souhaite également renouer le dialogue avec les autorités du pays ce qui constituerait un changement de stratégie complet vis-à-vis de la position de l’actuelle administration.
Hillary Clinton a également mis l’accent sur l’importance du renforcement de nouveaux partenariats stratégiques notamment avec l’Inde et le Brésil.

mardi 6 janvier 2009

Gaza : les raisons du silence d’Obama

Depuis plusieurs jours et au fur et à mesure de l’intensification des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, la pression internationale s’intensifie sur le futur président des Etats-Unis d’Amérique. Pour autant, Barack Obama par le biais de son porte-parole réaffirme son intention de ne pas interférer avec l’administration Bush dans la gestion de la crise. En effet, celui-ci fait valoir qu’en matière de politique étrangère, le principe d’unicité de présidence prévaut. En raison de négociations délicates menées par les diplomates américains, l’Amérique ne peut parler que d’une seule voix.
Mais certains analystes de politique étrangère estiment que Barack Obama a préféré gardé le silence en raison de son incapacité actuelle à agir librement. En raison de son pragmatisme, le futur président privilégie le silence à toute solution précipitée. D’autres estiment au contraire que le mutisme d’Obama laisse sous-entendre sa désapprobation à l’égard de la politique étrangère israélienne.
Pourtant, en dépit de l’avis de certains commentateurs politiques, la position de Washington ne risque pas de changer radicalement avec l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche. Les Etats-Unis resteront encore les principaux alliés d’Israël pendant de nombreuses années. Plusieurs facteurs expliquent le rapprochement entre les deux pays : le poids du lobby juif dans la politique américaine (qui finance notamment les campagnes électorales de nombreux candidats), un sentiment missionnaire commun, un partenariat économique et militaire…

lundi 29 décembre 2008

Reprise de la violence au Proche-Orient : premier test pour Obama ?

Alors que l’armée Israélienne poursuit ses frappes dans la bande de Gaza, le futur président américain ne s’est pas, pour le moment, publiquement exprimé sur la question. En vacances sur l’île d’Hawaï pour une dizaine de jours, Barack Obama est néanmoins en contact permanent avec l’actuelle administration et plus particulièrement Condoleezza Rice. Tout en précisant que les Etats-Unis avaient une « relation spéciale » avec Israël, son conseiller David Axelrod a ajouté que le futur président travaillerait avec les Israéliens et les Palestiniens pour « promouvoir la cause de la paix ».
Pour le moment, Washington a affiché son soutien à son allié, tout en réaffirmant son droit à l’auto-défense. Selon la Maison-Blanche, le Hamas est responsable des bombardements actuels et lui impute totalement la montée des tensions. Pour autant, les Etats-Unis appellent à ce qu’une solution humanitaire soit rapidement trouvée pour venir en aide aux personnes sinistrées de la bande de Gaza.

lundi 22 décembre 2008

Washington s’apprête à renforcer son contingent militaire en Afghanistan

La nouvelle administration américaine vient d’annoncer qu’elle avait l’intention de doubler les effectifs de l’armée en Afghanistan. Près de 20 000 à 30 000 soldats supplémentaires devraient ainsi s’ajouter aux forces déjà présentes sur le terrain. En effet, l’année 2008 a été la plus meurtrière depuis 2001 pour les forces de la coalition (287 soldats ont été tués). Barack Obama a souhaité qu’une nouvelle stratégie soit adoptée afin de lutter plus efficacement contre les talibans. Mais ce contingent supplémentaire risque bien de ne pas suffire à enrayer la montée de la violence en Afghanistan. De ce fait, le futur président devra convaincre ses principaux alliés à également accepter un renforcement de leurs effectifs…

lundi 15 décembre 2008

Quand George W. Bush évite de justesse un jet de souliers…

L’affaire, aussi anodine soit-elle, est entrain de faire la une de tous les journaux outre-Atlantique : le président américain George W. Bush a été pris pour cible par un journaliste Irakien qui lui a jeté ses chaussures au visage, en pleine conférence de presse. Tout en effectuant ce geste, l’homme a tenu à crier à l’adresse du président : « c'est le baiser de l’adieu, espèce de chien ».
Le journaliste était employé par une chaine de télévision sunnite antiaméricaine. Il a immédiatement été évacué par les services de sécurité.
Voici les images de l’incident :

vendredi 5 décembre 2008

Barack Obama prochainement dans une capitale islamique ?

Si l’on en croit le New York Times, Barack Obama pourrait prononcer, dans les 100 premiers jours de son mandat, un discours majeur en matière de politique étrangère dans une capitale islamique. Mais quelle ville choisir ?
Pour le moment, certains médias américains parient sur la ville du Caire (Egypte). En effet, il semble que le Caire soit l’endroit le plus approprié pour ce type de discours. Après avoir énuméré le nom d’autres capitales islamiques, la journaliste du quotidien explique que chacune de ces destinations présente des inconvénients.
Pour le moment, aucune annonce officielle des autorités Egyptiennes n’a été faite.

lundi 17 novembre 2008

Première interview télévisée : Barack Obama confirme la fermeture de Guantanamo et le retrait des troupes d’Irak

Ce dimanche, le nouveau président élu a accordé sa première interview télévisée aux journalistes de l’émission 60 minutes de CBS. D’une durée d’environ une heure, ce premier entretien à permis à Barack Obama de confirmer certaines de ses promesses électorales.
Trois grands thèmes ont été abordés lors de cette interview : la prison de Guantanamo, le retrait des troupes d’Irak et la situation économique du pays.
La prison de Guantanamo, située sur l’ile de Cuba, devrait être fermée par le nouveau président. Selon Barack Obama, ce camp représente les excès de la guerre contre le terrorisme menée par George W. Bush. Dès lors, il a réaffirmé son intention de fermer Guantanamo, ce qui permettra de contribuer à ce que l’Amérique retrouve « son rang dans le monde ».
En ce qui concerne l’Irak, Barack Obama a précisé qu’il comptait bien respecter ses promesses électorales et ainsi procéder au retrait de l’essentiel des troupes américaines d’ici à l’été 2010.
Mais le sujet principal de préoccupation des Américains demeure l’économie. Sur ce sujet, le futur président souhaite renforcer la régulation du système financier, aggraver le déficit public de manière à lutter contre la récession et venir en aide aux constructeurs automobiles en grandes difficultés. Pour ce qui est de cette dernière problématique, Barack Obama prône un véritable plan de sauvetage des constructeurs afin d’éviter une catastrophe économique.
Pour en savoir plus : le site de l'émission de CBS (pour des raisons relatives au respect des droits d'auteurs, aucune vidéo n'est disponible en dehors du site de la chaine).

mardi 23 septembre 2008

Dernier discours à l’ONU pour George W. Bush

Ce mardi matin, George W. Bush prendra pour la dernière fois la parole devant les 120 chefs d’Etat ou de gouvernement réunis à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies. Ce discours, particulièrement attendu, devrait permettre au Président américain de s’exprimer sur les questions relatives aux conséquences de la crise financière actuelle. Il devrait notamment expliquer son plan de sauvetage de Wall Street et tenter de dissiper les inquiétudes d’une grande partie de la communauté internationale.
En ce qui concerne les questions de politique étrangère, George W. Bush devrait s’entretenir avec son homologue Pakistanais Asif Ali Zardari.
Le discours d’adieu du Président sera retransmis sur plusieurs chaines de télévision internationales dont France 24 (à 15h30 GMT+2).

mardi 10 juin 2008

George Bush entame sa tournée d’adieu européenne

Alors que la campagne pour la présidentielle de novembre prochain bat son plein, on en oublierait presque le Président toujours en exercice. George W. Bush entame cette semaine sa tournée d’adieu européenne.
Au cours de ce voyage, George W. Bush assistera à son dernier sommet Etats-Unis-Europe et va essayer de convaincre les puissances européennes d’accroitre la pression économique sur l’Iran. George W. Bush se rendra en Slovénie, Allemagne, France, Italie et au Royaume Uni.
Pourtant cette dernière tournée ne risque pas de redorer l’image d’un Président très impopulaire dans la plupart des pays Européens. Selon certains diplomates, il n’y aura aucune mesure inédite adoptée à la suite de cette rencontre au sommet entre le Président américain et ses homologues européens.
Une page se tourne…
Pour nos lecteurs français, sachez que France 3 diffusera jeudi, une interview exclusive du Président américain (à 12h30 et 19h30 au cours des journaux d’information de la chaine). Lors de cet entretien, George W. Bush reviendra sur le bilan de ses deux mandats. Tout en se déclarant optimiste sur l’avenir des relations franco-américaines, le Président affirme regretter ne pas avoir été bien compris par certains pays européens. Il reviendra sur les sujets d’actualité et sur sa vision de la prochaine élection présidentielle.