Regard sur les Etats-Unis
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dimanche 28 août 2011

Rick Perry (Parti républicain)

Rick Perry (Copyright 2011 Texas Governor Rick Perry) 

Le 13 août 2011, l’actuel gouverneur de l’Etat du Texas, Rick Perry, a annoncé sa candidature aux primaires du parti républicain. Ce redoutable politicien a d’emblée précisé les raisons qui l’on poussé à se déclarer : il souhaite adresser une lettre de démission à l’actuel locataire de la Maison Blanche.

Sa décision pourrait bien rebattre les cartes des primaires car Rick Perry est actuellement le seul candidat en mesure de menacer le favori des sondages, Mitt Romney.

Bien que relativement peu connu à l’extérieur des Etats-Unis, Rick Perry n’en demeure pas moins l’un des ténors du parti républicain et l’un des politiciens les plus en vue de son pays.

Sa carrière politique commence en 1984, lorsqu’il est élu à la législature du Texas comme représentant de la circonscription d’Haskell. Détail qui a son importance : il se présente alors sous les couleurs du parti démocrate. Il sera par la suite réélu à trois reprises. En 1988, il soutient activement la candidature d’Al Gore aux primaires de son parti avant de rejoindre quelques mois plus tard le parti républicain, une formation politique qu’il ne quittera plus désormais.

Rick Perry commence sa nouvelle carrière politique comme commissaire à l’Agriculture du Texas à partir de l’année 1990. Huit ans plus tard, il devint le lieutenant-gouverneur de George W. Bush.

En 2000, il succède à son mentor au poste de gouverneur du Texas après avoir largement contribué à faire de cet Etat l’une des places fortes du parti républicain (en 1995, George W. Bush fut le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877). Rick Perry ne cédera dès lors plus ses fonctions et sera réélu en 2002, 2006 puis en 2010. Cette longévité fait de Rick Perry le détenteur du plus long mandat de gouverneur de l’Etat du Texas de tous les temps.

Le 13 août 2011, lorsqu’il annonce sa candidature à l’investiture du parti républicain, Rick Perry déclare : « avec ma foi en Dieu, le soutien de ma famille et une foi inébranlable en les vertus de l’Amérique, je suis candidat à la présidence des Etats-Unis ». 

La principale force de Rick Perry réside dans sa capacité à rassembler très largement les électeurs conservateurs et centristes autour de sa candidature. Sur le fond, ses convictions politiques sont assez conservatrices (partisan de la peine de mort, opposé au mariage gay et à l’avortement, contre l’intervention de la puissance publique, en faveur d’une réorganisation complète de la fiscalité et soulignant régulièrement ses convictions chrétiennes) mais son bilan économique local positif pourrait peser lourd lors de la campagne. En effet, le Texas, depuis la mi-2009, aurait contribué pour près de 37% des créations d’emplois aux Etats-Unis et serait l’Etat le plus attractif du pays pour les entreprises.

Dans la forme, Rick Perry est d’un tempérament assez franc. Ses prises de positions contre Ben Bernanke ont fait couler beaucoup d’encre. En employant un ton plutôt agressif, il avait déclaré à propos du président de la Réserve fédérale américaine, qu’il estimait que la mise en place de nouvelles mesures de relance de l'économie américaine avant l'élection présidentielle, constitueraient une action "déloyale et traîtresse". Ses prises de position en matière de réchauffement climatique (qu’il conteste) revêtent également un accent populiste.  

Les premiers sondages publiés à peine deux semaines après la déclaration de sa candidature sont plutôt encourageants : 29% des sympathisants du parti républicain voteraient pour lui, contre 17% en faveur de Mitt Romney (sondage Gallup publié le 25 août).

Mais ces résultats doivent être relativisés : l’effet de surprise de sa candidature a fortement contribué à cet engouement qu’il lui faudra désormais conserver.

Pour en savoir plus :
Le site de campagne de Rick Perry : http://www.rickperry.org/

Publications :
Rick Perry a rédigé deux ouvrages :
-        « On My Honor: Why the American Values of the Boy Scouts are Worth Fighting For » publié en février 2008 et,
-        « Fed Up! Our Fight to Save America from Washington » publié en novembre 2010.

vendredi 1 juillet 2011

Michelle Bachmann (Parti républicain/Tea Party)



Dans la perspective de l’élection présidentielle américaine de 2012, Regard sur les Etats-Unis vous présente les candidats les plus en vue de la campagne. Aujourd’hui, nous nous intéressons à Michelle Bachmann, candidate ultraconservatrice aux primaires républicaines.

Michelle Bachmann, 55 ans, est une ancienne avocate fiscaliste devenue sénatrice du Minnesota en 2001. Depuis 2006, elle est élue à la chambre des représentants et a fondé le premier groupe de parlementaires du Tea Party au Congrès (elle est actuellement présidente de ce groupe à la Chambre des représentants).

Lors d’un débat présidentiel tenu dans le New Hampshire et diffusé sur CNN le 13 juin 2011, elle a annoncé sa candidature aux primaires du parti républicain. Michelle Bachmann a ensuite officiellement lancé sa campagne dans sa ville natale de Waterloo, Iowa. Cette décision n’est bien entendue pas anodine lorsque l’on sait que l’Iowa constitue le premier test électoral de la campagne et peut donner une nette impulsion à sa candidature. 

Extrait de son annonce de candidature :


Michelle Bachmann est à ce jour la seule femme à briguer l’investiture du parti républicain, puisque sa principale potentielle concurrente, Sarah Palin, ne s’est pas déclarée.

Débutant à peine sa campagne, la nouvelle égérie du Tea Party a choisi de ne pas s’attaquer frontalement à ses adversaires républicains en préférant axer ses critiques sur le bilan de l’administration Obama. Fidèle à son tempérament bien trempé, son début de campagne prend un accent pour le moins populiste.

Au niveau de ses convictions, Michelle Bachmann se revendique de la branche la plus conservatrice de la droite américaine. Opposée à l’avortement et au mariage homosexuel, cette mère de cinq enfants a su s’attirer la sympathie de beaucoup d’évangélistes. Ses premières promesses de campagne prônent la réduction du déficit, la diminution du rôle de l’Etat et de l’imposition des entreprises, et surtout l’abrogation de la réforme du système de santé portée par le président Obama.

Consciente d’avoir pris ses concurrents de vitesse, Michelle Bachmann s’est lancée dans une visite éclair de trois Etats clés de sa future campagne : l’Iowa, le New Hampshire et la Caroline du Nord.

Reste à savoir si ses positions radicales et son orientation politique très conservatrice ne vont pas constituer un trop gros handicap pour briguer l’investiture du parti. Car en dépit d’une popularité grandissante au sein des rangs des partisans du Tea Party, l’électorat indépendant et les républicains les plus modérés pourraient s’écarter d’une telle candidature.

Dans le passé pourtant, des candidats ultra-conservateurs sont parvenus à figurer sur le ticket du parti républicain à l’élection présidentielle. Mais les primaires républicaines ne sont qu’une étape et cette ascension fulgurante devra se confirmer sur le plan national.

Pour en savoir plus :
Le site officiel de campagne de Michelle Bachmann : http://www.michelebachmann.com/
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samedi 8 septembre 2007

Fred Thompson (Républicain)

L’ex-sénateur de l’état du Tennessee, Frederick Dalton Thompson vient d’officialiser depuis mercredi soir, sa candidature à la présidentielle.
Cette candidature plus que tardive, n’est pas hasardeuse. Ses proches avaient dévoilé ses intentions, bien avant que celui-ci l’annonce dans le Talk Show de Jay Leno sur NBC. La raison de son entrée dans la course à l’investiture républicaine, vient du fait que les 8 prétendants actuels ne satisfont pas pleinement l’électorat républicain.
Né en 1942 en Alabama, Fred Thompson grandit dans l’état du Tennessee. Diplômé en philosophie et en sciences politiques en 1964, puis en droit en 1967, il se lance dans une carrière juridique. Procureur brillant puis conseiller des républicains lors du scandale du Watergate, M. Thompson devient acteur en 1985. Il jouera par la suite dans de nombreux films et séries télévisées. Pourtant, le monde de la politique l’attire à nouveau en 1994. Elu sénateur du Tennessee de 1994 à 2003, il ne parviendra pas à faire adopter beaucoup de ses propositions de lois. Il décide donc, durant les derniers mois de son mandat de sénateur de reprendre sa carrière d’acteur en intégrant l’équipe de la série à succès : Law and Order (New York Police Judiciaire en France).
Ce n’est qu’il y a quelques jours, qu’il officialise enfin son retour sur le devant de la scène politique. Ultra conservateur, Fred Thompson souhaite abolir l’autorisation de l’avortement (ce qui réjouit fortement la base du parti républicain), renforcer la sécurité aux frontières, réduire les pouvoirs du gouvernement fédéral et décréter une baisse des impôts. Pourtant les fondamentalistes chrétiens ont toujours « en travers de la gorge » son divorce avec son ex-femme (30 ans après l’avoir épousé).
Agé de 65 ans, l’ex-sénateur espère devenir le deuxième acteur après Ronald Reagan à devenir président des Etats-Unis. Certains commentateurs outre-Atlantique (notamment l’hebdomadaire Newsweek) évoquent l’hypothèse que la présidence soit le rêve de sa compagne (ancienne responsable du parti).
Reste à savoir à présent, si l’acteur connaitra autant de succès pour sa campagne que pour sa carrière cinématographique.
Pour en savoir plus :
- "Government at the Brink: The Root Causes of Government Waste and Mismanagement"
Biographie :
Date du dépôt officiel de candidature : vient juste d'annoncer sa candidature le 5 Septembre 2007
Profession Actuelle : Acteur, Commentateur Radio
Situation Familiale : a divorcé de Sarah Knestrickin en 1985, marié depuis 2001 à Jeri Kehn Thompson
Religion : Protestant
Cursus : Memphis State University, B.S (1964) ; Vanderbilt University Law School, J.D (1967)
Principaux Soutiens :
Site Internet de Campagne : http://fred08.com/

samedi 7 juillet 2007

Al Gore sous les feux de l’actualité

Ce samedi a lieu un évènement planétaire : le Live Earth. Cet évènement de 9 concerts simultanés a pour but d’initier un mouvement mondial pour lutter contre le réchauffement climatique. Le fondateur du Live Earth est le producteur Kevin Wall. A cette occasion, il a conclu un partenariat avec l’ex-candidat à la Maison-Blanche, Al Gore et l’Alliance for climate protection. Cette alliance est d’ailleurs présidée par Al Gore.
Le concert américain se tiendra dans le gigantesque stade des Giants à New York. Le stade a la capacité d’accueillir plus de 80 000 personnes. Le concert sera retransmis sur le network de NBC à partir de 20 heures (East Cost).
Al Gore fait partie en effet d’une nouvelle génération d’hommes politiques et d’entrepreneurs responsables. L’auteur de deux best sellers aux Etats-Unis (« Earth In the Balance : Ecology and the Human Spirit » et « An Inconvenient Truth ») vient de cofonder et préside actuellement Generation Investment Management : une firme basée sur la nouvelle approche des investissements durables. Parallèlement, Al Gore vient de créer Current TV, une nouvelle chaîne de télévision satellitaire indépendante destinée à un public relativement jeune et dont les émissions sont directement fournies par des journalistes citoyens.
Mais cette semaine en Amérique, il semble que ce soit son fils qui lui ait volé la vedette. En effet, Al Gore III a été arrêté mercredi pour excès de vitesse sur une autoroute californienne. En inspectant le véhicule suite à l’interpellation du fils de l’ex-candidat, le sheriff adjoint a découvert une petite quantité de marijuana. Initialement placé en garde à vue, Al Gore junior a été relâché sous caution peu de temps après son arrestation. Il sera appelé à comparaitre dans les 30 jours selon les autorités de Santa Ana.
Al Gore ne devrait pas pâtir de cet incident, néanmoins, il semble que le message contre le réchauffement climatique ait été relayé au second plan…



Pour en savoir plus :
- Le site officiel du Live Earth : http://www.liveearth.org/,

- Pour regarder le show en direct : http://liveearth.msn.com/,
- Le site de Current TV : http://www.current.tv/,
- Le site de Generation Investment Management : http://www.generationim.com/.

jeudi 5 juillet 2007

John Edwards (Démocrate)

John Edwards est actuellement l’outsider de la campagne démocrate. La sienne d’ailleurs n’arrive pas à décoller, pourtant ce politicien n’en est pas à son coup d’essai…
John Edwards est né en 1953 en Caroline du Sud. Issu d’une famille modeste, il obtient un diplôme de droit à l’Université de Caroline du Nord et rencontre sa femme elle-même étudiante. Ils ont ensemble eu quatre enfants. Suite au décès de l’un d’entre eux, sa femme Elisabeth décide de stopper sa carrière d’avocate et John décide parallèlement de se lancer en politique.
Antérieurement à sa carrière politique, M. Edwards était un avocat spécialisé dans la défense des consommateurs (notamment dans les litiges médicaux).
En 1998, il devient sénateur de la Caroline du Nord en battant le sénateur sortant Lauch Faircloth avec 51,2% des suffrages. Sous la présidence de Bill Clinton, et lors de la procédure de l’impeachment en 1999, il sera chargé de prendre la déposition de Mme Lewinsky.
En 2004, Edwards annonce qu’il se lance dans sa première course à la présidentielle. Sa campagne démarre très fort et parvient à faire oublier les candidatures des favoris de l’époque : Howard Dean et Joseph Liberman. Sentant le danger venir, John Kerry décide de le désigner colistier sur le ticket démocrate en juillet (futur vice-président en cas de victoire du candidat principal). Pourtant, cela ne suffira pas et John Kerry perdra l’élection contre le républicain Georges W. Bush anéantissant par conséquent la carrière politique de son protégé.
Mais le 28 décembre 2006, John Edwards annonce officiellement sa candidature pour l’élection présidentielle de 2008. Pour l’anecdote, sa campagne avait déjà mal commencé avant son annonce officielle, puisque sa candidature avait été révélée accidentellement un jour avant, sur son site internet.
S’il on se réfère aux sondages, John Edwards est actuellement le troisième homme chez les démocrates et sa campagne n’arrive pas réellement à percer. Il est en effet nettement distancé dans les sondages par Hillary Clinton et Barack Obama. Il arriverait cependant premier dans les sondages dans l’Iowa et deuxième dans le Nevada.
Au niveau des idées qu’il défend, John Edwards a donné une orientation beaucoup plus progressiste à sa campagne par rapport à celle de 2004. Le candidat démocrate a axé sa campagne sur des thèmes comme l’élimination de la pauvreté, la lutte contre le réchauffement climatique et prône un système de protection sociale universelle. Il n’a pas encore pris position dans le débat sur le mariage homosexuel. John Edwards est notamment célèbre pour son revirement sur la question de la guerre en Irak. Le sénateur avait notamment voté la loi sur l’engagement militaire en Irak en 2004. Mais depuis, John Edwards est devenu un fervent opposant de cette guerre et s’est excusé sur ce sujet se démarquant ainsi de sa rivale Hillary Clinton.
Le troisième homme créera t-il la surprise ? La question semble prématurée à plus d’un an de l’élection présidentielle. Une chose est sûre, pour le moment ce n’est pas le mieux placé dans les sondages. L’avenir nous dira si les sondages avaient raison.
Pour en savoir plus :
- "Ending Poverty in America: How to Restore the American Dream"
Biographie :
Date du dépôt officiel de candidature : 3 Janvier 2007
Profession Actuelle : Avocat, Ancien directeur du Center on Poverty, Work and Opportunity de l’Université de Caroline du Nord.
Situation Familiale : Marié à Elizabeth Anania depuis 1977, quatre enfants : Jack, Emma Claire, Catharine et Wade.
Religion : Méthodiste
Cursus : North Carolina State University, B.S (1974) ; University of North Carolina, J.D (1977)
Principaux Soutiens : Ben Stiller, Oliver Stone, Seth Green…
Site Internet de Campagne : http://johnedwards.com/

lundi 18 juin 2007

Mitt Romney (Républicain)

Mitt Romney est actuellement le quatrième homme dans la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2008.
Mitt Romney est né à Detroit en 1947. Ayant étudié le droit à Harvard, il obtiendra quelques années plus tard un MBA. Entrepreneur dans l’âme, il fonde sa société Bain Capital. Ce n’est qu’en 1994, qu’il se présentera pour les élections du Sénat. Il les perdra contre le candidat Edward Kennedy mais obtiendra un nombre de suffrage honorable. Il sera par la suite chargé de l’organisation des jeux olympiques de Salt Lake City en 2002.
La même année, il se présente comme candidat pour le poste de gouverneur du Massachusetts et gagne en obtenant 50% des suffrages contre 45% pour sa rivale démocrate. Alors que sa popularité est au plus haut, il annonce qu’il ne se représentera pas pour un second mandat de gouverneur. En effet Mitt Romney est attiré par une candidature nationale. C’est le 17 février, qu’il a annoncé qu’il entrait dans la course à la primaire du parti républicain.
Quelles sont ses prises de positions et les valeurs qu’il défend ?
Mitt Romney a la particularité de faire partie de l’Eglise Mormone. Il a notamment été missionnaire en France dans les années 70. Sur l’échiquier politique américain, Mitt Romney se situe du côté des conservateurs du parti républicain. Ayant fait fortune grâce à son expérience dans le monde des affaires, M. Romney a axé sa campagne sur de nombreux thèmes économiques. Au cours de son mandat de gouverneur, il a voulu rétablir la peine de mort dans l’état du Massachusetts, en vain. Sur le plan des droits civiques, il s’est notamment illustré, en étant farouchement opposé au mariage des homosexuels. Initialement contre le droit à l’avortement, Mitt Romney s’est prononcé en 2005 en faveur de celui-ci. A propos de la présence américaine en Irak, M. Romney vient d’accorder une interview au quotidien USA Today (publiée ce jeudi) dans laquelle il explique que les Etats-Unis n’ont pas vocation à rester en Irak, sur le long-terme.
Malgré une candidature plutôt tardive, Mitt Romney a déjà recueilli 23 millions de $ pour le financement de sa campagne. Mais ses détracteurs le décrivent comme quelqu’un de versatile et d’opportuniste. De plus il semble que pour le moment, M. Romney ait du mal à s’imposer dans la campagne présidentielle. Une nouvelle impulsion sera nécessaire dans les mois qui suivent, sans quoi sa décision de ne pas se représenter à son mandat de gouverneur pourrait bien être inutile.
Pour en savoir plus :
- "Turnaround : Crisis, Leadership, and the Olympic Games"
Biographie :
Date du dépôt officiel de candidature : 3 Janvier 2007
Profession Actuelle : son mandat de gouverneur de l’Etat du Massachussetts s’est achevé en Janvier 2007
Situation Familiale : Marié à Ann Davies depuis 1969. Cinq enfants
Religion : Mormon
Cursus : Brigham Young University, B.A (1971) ; Harvard University, M.B.A, J.D (1975)
Principaux Soutiens : Meg Whitman, David Neeleman, Paul Otellini…
Site Internet de Campagne : http://www.mittromney.com/

mardi 22 mai 2007

Michaël Bloomberg prochainement candidat ?

Un deuxième maire de New York pourrait-il se présenter à l'élection présidentielle américaine ? La question se pose depuis maintenant quelques semaines. En effet Michaël Bloomberg, l'actuel maire de la Big Apple brouille les pistes. Ses discours sur le réchauffement de la planète et ses récents déplacements à Oklahoma, Houston et au Mexique pourraient être interprétés comme une pré-campagne pour la présidentielle. Plusieurs personnalités politiques commencent à envisager cette hypothèse.
Seulement M. Bloomberg, dans l'hypothèse où il viendrait à entrer dans la course pour la présidentielle 2008, devrait se présenter comme candidat indépendant. Il ne serait vraisemblablement affilié à aucune des deux grandes formations politiques. Bien qu'il se soit présenté en tant que candidat Républicain pour l'élection du maire de New York, M. Bloomberg a pendant de longues années soutenu le parti Démocrate. Sa fortune devrait donc lui être utile afin de rivaliser avec les deux candidats issus des primaires.
Cependant ses chances semblent être minimes. Ses détracteurs l'accusent de vouloir être davantage présent sur la scène politique sans pour autant souhaiter vouloir accèder à la Maison-Blanche.

dimanche 20 mai 2007

Rudolph Giuliani (Républicain)

Rudoph Giuliani est un personnage atypique : il a divorcé à deux reprises et a pratiqué notoirement l’adultère. Ses convictions tranchent avec celles des conservateurs républicains : il est favorable au contrôle des armes, à la pratique de l’avortement et à la reconnaissance de droits pour les homosexuels. Pourtant ce candidat caracole en tête des sondages depuis le début de sa campagne.
Mais pourquoi Rudolph Giuliani est-il si populaire ?
Sa notoriété, M. Giuliani l’a acquise au moment des attentats du 11 Septembre 2001 à New York. A cette époque, il exerce les fonctions de maire de la ville. Alors que le président Georges W. Bush met beaucoup de temps à réagir face au drame, Giuliani se rend immédiatement sur les lieux de la catastrophe avant même que la première tour s’effondre. Mais ce que retiennent les New Yorkais, et plus largement les américains, c’est l’image de leur maire couvert de poussières, rassurant les sinistrés. Le magasine Time le sacre "Homme de l’année 2001" et le qualifie de héros, pour sa gestion exemplaire de la crise.
Mais pour la population New Yorkaise, Rudolph Giuliani a su se rendre utile avant le drame. Lorsqu’il est élu en 1993, New York est l’une des villes les plus dangereuses au monde. Grâce à sa célèbre politique autoritaire en matière de sécurité, le nombre de meurtres a été divisé par 3, la prostitution a été éradiquée du centre de Manhattan et le taux de délinquance s’est effondré. Sa technique : la tolérance 0. A chaque délit et dès le premier commis, le délinquant est sévèrement puni afin de le dissuader de recommencer. Les effectifs de la police de New York sont passés de 27 000 en 1990 à 39 000 en 1999. Les autorités ont réhabilité le quartier de Harlem et ont fait baisser le chômage. Depuis le passage de Giuliani, New York est cité en exemple et de nombreuses villes américaines s’en inspirent désormais.
Ce C.V exemplaire le destine à une carrière nationale. Pour autant, Rudolph Giuliani est assez éloigné des préoccupations conservatrices. Son origine New Yorkaise et ses prises de positions très à gauche l’opposent à la base des électeurs républicains. De plus ses détracteurs critiquent sa personnalité egocentrique, impulsive et particulièrement autoritaire. Mais ce qui devrait le plus le desservir, ce sont ses frasques conjugales à répétition. Avec sa nouvelle compagne, ils totalisent à eux deux, plus de 6 mariages !
Mais à travers ces anecdotes, il faut bien se rendre compte que la grande majorité des américains ne connaissent Giuliani qu’au travers des évènements du 11 septembre 2001. Son bilan est peu connu en dehors de New York et les critiques commencent à "fuser" de la part de ses adversaires. Le "Maire de l’Amérique" va devoir se ressaisir. Les sondages actuels l’annoncent toujours en tête, mais cette situation risque d’être éphémère : l’écart se ressert de plus en plus avec ses adversaires. Rudolph Giuliani l’a bien compris et réoriente sa campagne plus à droite depuis le début de l’année. A titre d’exemple, on peut citer son omission volontaire de préciser les restrictions aux ports d’armes suite au drame de Virginia Tech. Pour autant, cette droitisation pourrait ne pas suffire.
Rudolph Giuliani devra faire bien plus s’il souhaite avoir un destin national et contrer le "starsystem" des candidats démocrates.
Pour en savoir plus :
- "Leadership"
Biographie :
Date du dépôt officiel de candidature : 5 Février 2007
Profession Actuelle : Avocat et Consultant
Situation Familiale : Marié à Regina Peruggi de 1968 à 1982, marié à Donna Hanover de 1984 à 2002, marié à Judith Nathan depuis 2003. Trois enfants : Whitney, Caroline et Andrew.
Religion : Catholique Romain
Cursus : Manhattan College, A.B (1965), New York University Law School, J.D (1968)
Principaux Soutiens : Steve Forbes, Melissa Gilbert, Kelsey Grammer…
Site Internet de Campagne : http://www.joinrudy2008.com/

lundi 9 avril 2007

Hillary Rodham Clinton (Démocrate)

Longtemps restée dans l’ombre, Hillary Clinton aspire désormais aux fonctions exercées de 1993 à 2001 par son illustre mari.

Depuis plusieurs années, l’ex-First Lady faisait état de sa volonté de se présenter à la course à la Maison-Blanche, mais c’est seulement le 20 janvier dernier, qu’elle a annoncé de manière officielle sur son site internet, sa candidature à l’investiture démocrate.

Hillary Clinton est née en 1947 à Chicago, de parents républicains. Elève modèle, c’est à la prestigieuse "Yale Law School" qu’elle exercera sa scolarité et qu’elle rencontra son futur mari. Elle deviendra par la suite une avocate reconnue puis enseignera le droit à l’université de l’Arkansas. Durant la présidence de son mari, elle choisira de le soutenir malgré les différents scandales l’ayant éclaboussé. Elle participera à la vie politique fédérale, notamment en agissant aux côtés des groupes de réflexions sur les réformes du système de santé…

Sénatrice de l’Etat de New York depuis 2001, Mme Clinton a cherché à lisser son image de candidate libérale progressiste (gauchiste au sens américain du terme). Ce fut d’ailleurs la première femme élue de tout l’Etat de New York.

Déjà considérée comme l’une des femmes politiques les plus brillantes de sa génération, Hillary Clinton se lance désormais dans le challenge qui s’annonce comme le plus difficile de sa vie. Malgré de puissants adversaires, Hillary possède de nombreux atouts. Elle connaît tous les rouages et périls de la politique, mais surtout dispose de l’appui de son mari et de ses précieux réseaux. Par ailleurs, sa candidature est déjà historique en soit, car il s’agit de la première femme, susceptible d’être investie par l’un des deux grands partis politique aux Etats-Unis.

Du point de vue de ses idées, le principal point faible d’Hillary Clinton est d’avoir approuvé le vote en faveur de la guerre en Irak contrairement à Barack Obama. Elle s’en est expliquée plusieurs fois, en affirmant qu’elle aurait voté différemment "si elle avait su ce que l’on sait aujourd’hui". Elle est en faveur d’une restriction de l’ I.V.G et partisane de la peine de mort.

Il y a quelques jours, la candidate a annoncé détenir plus de 26 millions de $ de fonds pour sa campagne. Cette somme conséquente démontre que malgré des adversaires redoutables et une campagne particulièrement ouverte, Hillary Clinton est certainement l’une des mieux placée pour l’investiture démocrate.
Pour en savoir plus :
- "Living History" l'autobiographie de la candidate (en anglais et en français)
- "It Takes a Village"
Biographie :
Date du dépôt officiel de candidature : 22 Janvier 2007
Profession Actuelle : Sénatrice de l’Etat de New York
Situation Familiale : Mariée à Bill Clinton depuis 1975, une enfant : Chelsea
Religion : Méthodiste
Cursus : Wellesley College, B.A (1969) ; Université de Yale, J.D (1973)
Principaux Soutiens : Tom Hanks, Tobey Maguire, Paul Newman, Joely Fisher, Johann Woodward…
Site Internet de Campagne : http://www.hillaryclinton.com/

dimanche 4 mars 2007

John McCain (Républicain)

Après Rudolph Giuliani, c'est au tour du sénateur de l'Arizona John McCain d'annoncer qu'il allait lancer officiellement sa candidature à l'investiture républicaine lors du "Late Show" de David Letterman (émission humoristique diffusée en fin de soirée par la chaîne CBS extrêmement connue aux Etats-Unis). Selon un sondage publié par l'hebdomadaire Time, le candidat serait devancé par M. Giuliani parmi les républicains (38% contre seulement 24% pour McCain).
Sa candidature "tombe à pic" pour contrer sa baisse de popularité dans les sondages au profit de l'ancien maire de New York jouissant d'une grande popularité aux Etats-Unis suite à sa gestion exemplaire de la crise du 11 Septembre 2001.
John McCain est un républicain conservateur, vétéran de la guerre du Viêt Nam, favorable à la peine de mort, opposé à l'avortement et au contrôle des armes à feu. Père d'une famille de sept enfants et âgé de 70 ans, le sénateur est resté prisonnier de guerre pendant environ 5 ans. Durant cette période difficile, il a notamment été victime de tortures et d'humiliations ; mais de manière courageuse, il a pardonné à ses agresseurs leurs actes. Il a été un fervant partisan de la guerre en Irak.
Mais McCain s'affiche comme un républicain indépendant. En effet, il ne s'est pas toujours conformé à la ligne du parti en critiquant par exemple vivement les réductions budgetaires du président George W. Bush.
Reste à savoir si sa personnalité et ses idées sauront convaincre davantage que la base du parti républicain.
Pour en savoir plus :
- "Hard Call : Great Decisions and the Extraordinary People Who Made Them"
- "Faith of My Fathers : A Family Memoir"
Biographie :
Date du dépôt officiel de candidature : 16 Novembre 2006
Profession Actuelle : Sénateur de l’état d’Arizona
Situation Familiale : Marié à Carol Shepp de 1965 à 1980 (Divorcé), remarié à Cindy Hensley depuis 1980. Sept enfants : Bridget, Jimmy, Jack, Meghan, Sidney, Andy et Doug.
Religion : Episcopalien
Cursus : U.S Naval Academy, B.S (1958) ; National War College (1974)
Principaux Soutiens : Evelyn Lauder, Roger Enrico…
Site Internet de Campagne : http://www.johnmccain.com/

vendredi 16 février 2007

Barack Obama (Démocrate)

Barack Hussein Obama

Agé de 45 ans, Barack Obama est LA personnalité politique montante aux Etats-Unis. Charismatique et extrêmement populaire au sein de son propre parti (démocrate), il est actuellement le seul afro-américain à siéger au sein du Sénat (et le cinquième de l’histoire).
Né en 1961 à Hawaï d’un père gardien de chèvres Kenyan et d’une mère blanche du Kansas, élevé dans un milieu modeste, Obama est diplômé en science politique et en relations internationales de l’Université de Columbia (New York) ainsi que d’Harvard où il choisi d’étudier le droit. Il fut le premier éditeur en chef noir de la prestigieuse revue juridique « Harvard Law Review ». Destiné à une brillante carrière d’avocat il choisi cependant de défendre les victimes de discriminations raciales et débute comme travailleur associatif dans les quartiers pauvres de Chicago.
C’est en 2004 que M. Obama se présente au siège de sénateur de l’Illinois. En juillet 2004,il se fera particulièrement remarquer en électrisant son auditoire lors d’un discours à la Convention Démocrate désignant John Kerry. En novembre 2004, il remporte son mandat de sénateur avec 70 % des voix.
Toute sa popularité, il la doit à ses différences. En effet, le sénateur échappe à tous les stéréotypes. Sa personnalité dépasse les clichés habituels. Il est autant à l’aise dans un quartier défavorisé peuplé de minorités ethniques, qu’à Washington. Prônant une politique différente, Obama souhaite favoriser le dialogue entre les membres du parti républicain et du parti démocrate. C’est une véritable bouffée d’air frais qu’Obama est entrain d’apporter, l’homme n’a pas peur de prendre des risques en s’attaquant à des sujets polémiques comme le retrait des troupes en Irak, ou l’avortement…
Mais la question qui est sur toutes les lèvres est : Obama a-t-il des chances de devenir le premier président noir des Etats-Unis ? Même s’il est le premier homme politique à avoir une chance sérieuse d’accéder à la présidence des Etats-Unis, il lui reste à surmonter bon nombre d’obstacles.
Rappelons tout d’abord qu’il lui reste à s’imposer lors des primaires démocrates, ce qui ne risque pas d’être une mince affaire. Il devra pour cela s’opposer à la non-moins populaire sénatrice de New York : Hillary Clinton. Cette dernière disposerait déjà de 14 millions de $ pour financer sa campagne.
De plus beaucoup de ténors du parti démocrate doivent leur carrière politique aux Clintons. Les opposants du sénateur soulignent également l’inexpérience relative d’Obama pour se présenter à l’élection présidentielle. Pourtant ce dernier dispose d’un avantage certain face à la candidate, son opposition au vote sur la guerre en Irak. En effet le candidat déclarait lui-même en 2002 : « je ne suis pas contre toutes les guerres, je suis contre les guerres stupides ».
De plus malgré les sondages favorables à Mme Clinton, le sénateur commence à rallier à sa cause des vedettes d’Hollywood et des magnats de la finance, de quoi parfaire sa popularité et résoudre ses problèmes de trésorerie…
Mais c’est surtout le parallèle qui peut-être fait avec le 16ème président des Etats-Unis qui semble frappant. Tous deux partis de l’Illinois Abraham Lincoln prononça, au même endroit ou Obama annonça sa candidature à la présidence, son discours historique sur l’abolition de l’esclavage.
Une chose est sûre, l’annonce de sa candidature à la Maison-Blanche à la veille du 198ème anniversaire de la naissance de Lincoln n’est pas due au hasard… Et si tout simplement l’histoire se répétait ?
Pour en savoir plus :
- « Dreams from my father » première autobiographie de Barack Obama (en anglais)
- « The Audacity of Hope » second ouvrage d’Obama (en anglais)
Biographie :
Date du dépôt officiel de candidature : 12 Février 2007
Profession Actuelle : Sénateur de l’Etat de l’Illinois
Situation Familiale : Marié à Michelle Robinson depuis 1992, deux enfants : Natasha et Malia Ann
Religion : Chrétienne
Cursus : Columbia University, B.A (1983) ; Harvard University, J.D (1991)
Principaux Soutiens : Jodie Foster, Jamie Foxx, Tom Hanks, Paul Newman, Will Smith, Isaiah Washington…
Site Internet de Campagne : www.barackobama.com

vendredi 19 janvier 2007

Personnalité : Michael Bloomberg (Maire de New York)

Michael Rubens Bloomberg

Preuve qu'aux Etats-Unis politique et finance font bon ménage, Michael Rubens Bloomberg, célèbre fondateur du géant de l'information économique et financière Blomberg LP, a été élu depuis janvier 2002 aux fonctions de maire de New York. Lors de la campagne de 2001, il avait notamment été soutenu par le célèbre maire sortant Rudolph Giuliani. Après avoir étudié à Harvard, il créa sa propre société spécialisée dans l'information financière : Bloomberg. C'est ce qui assurera sa fortune dans le monde entier. En effet, son "empire" emploie désormais environ 1200 journalistes et possède plusieurs télévisions, radios et magazines. Il est actuellement classé 94 ème homme le plus riche de la planète selon de classement annuel du magazine "Forbes" (en Mars 2005).


D'abord démocrate, c'est sous les couleurs du Parti républicain qu'il se présente à l'élection du maire de New York de 2001. Il remportera l'élection de novembre 2001 contre le démocrate Mark Green avec 50% des voix contre 48% pour Green.


En 2005, il se présente à nouveau pour se faire réélire. Il remportera une victoire plus nette avec 59% des voix contre 41% pour le démocrate Fernando Ferrer.
Toutefois, il est important de souligner que lors de cette dernière élection, Michael Bloomberg a été soutenu par plusieurs élus démocrates ainsi que par le New York Times (journal traditionnellement pro-démocrate). De plus, les frais qu'il a pu dépenser lors de sa campagne ont certainement contribué à sa très large victoire : il a lui même injecté 50 millions de $ alors que son rival n'en avait que 4,5 millions. Il restera donc à la tête de la ville jusqu'au 31 décembre 2009.


Parmis les mesures qu'il souhaite mettre en oeuvre, il a notamment annoncé son désir de réformer le systême scolaire public. Sa particularité est d'être pragmatique, sa longue expérience dans le secteur privé l'a conduit a utiliser ses techniques de management au service de la gestion de la ville. Il soutient notamment la légalisation du marriage homosexuel. M Bloomberg est en faveur d'une réforme à propos de l'immigration, il souhaite garantir les droits des immigrants clandestins (ce qui constitue une part importante des habitants de New York). Il voudrait également régulariser l'ensemble des immigrants clandestins déjà présent. Il s'est également prononcé contre le renforcement des contrôles aux frontières et est un fervent partisan du contrôle des armes à feu.


Michael Bloomberg semble donc être un maire à part. Il fut tout d'abord démocrate, pour passer ensuite dans le camps des républicains. Pourtant la presse plutôt de gauche et certains élus démocrates l'ont soutenu. C'est là, toute la contradiction de la politique à New York malgré une couleur politique plutôt conservatrice, Michael Bloomberg prône des idées à l'encontre de celles soutenues traditionnellement par son parti. En effet, sans rentrer dans les détails, il est utile de souligner que les républicains sont souvent des partisans de la liberté du port d'armes et des farouches opposants à la légalisation du mariage homosexuel.


Mais il est vrai que les clivages politiques aux Etats-Unis sont moins marqués que dans les pays d'Europe. Et puis New York restera toujours un cas à part...