Regard sur les Etats-Unis

lundi 27 octobre 2008

Et si John McCain avait raison ?

Depuis plusieurs semaines, aucun jour ne se passe sans l’annonce d’un sondage donnant Barack Obama largement vainqueur lors du scrutin du 4 novembre. Avec des écarts plus ou moins grands, et des enquêtes plus ou moins précises, réalisées au niveau national ou dans certains Swing States, le candidat démocrate semble assuré de remporter l’élection qui apparait parfois comme une simple formalité.
Pourtant, il convient de rester très prudent face à ces chiffres et ces allégations qui peuvent s’avérer trompeuses. Tout d’abord, il faut préciser que lors des précédentes élections, un grand nombre d’électeurs américains se décident à la dernière minute. Beaucoup de personnes interrogées à l’issue de ces scrutins déclarent avoir pris position très tardivement (généralement au cours de la dernière semaine). Les sondages réalisés il y a quelques jours peuvent donc s’avérer particulièrement peu représentatifs de l’état de l’opinion américaine à 8 jours de l’élection.
De plus, ces sondages sont parfois relativement peu précis. Annonçant des écarts pouvant varier du simple au double alors que les personnes ont été interrogées sur la même période. Les tendances commentées par certains médias sont parfois assez éloignées des résultats de certaines enquêtes, chaque camp préférant mettre en valeur les sondages lui étant favorable.
Devant le grand nombre de soutiens des principaux médias envers Barack Obama, les observateurs de la campagne américaine peuvent, de ce fait, avoir l’impression que l’élection est jouée d’avance et que les démocrates ne peuvent échouer. Mais l’élection présidentielle ne doit pas être confondue avec l’élection des membres du Congrès. Sur le terrain, et derrières les sourires de façade, les membres du parti démocrate sont inquiets. Plusieurs fois déjà les pronostics des analystes se sont avérés faux et Barack Obama se garde de tout triomphalisme hâtif. Certes la tendance générale est favorable aux démocrates, certes l’écart dans les sondages varie mais donne toujours vainqueur Barack Obama… Néanmoins les choses ne sont pas aussi simples.
Vous connaissez la formule : John McCain n’est jamais aussi dangereux et combatif que lorsqu’il est donné perdant. A un peu plus d’une semaine du scrutin, le candidat républicain affiche d’ailleurs une certaine sérénité (que ses détracteurs qualifieront de «sérénité de façade »). Ce n’est en effet pas la première fois que John McCain se retrouve dans une situation particulièrement critique. Vers le milieu de l’année 2007, rares étaient les analystes à parier un dollar sur la candidature du sénateur de l’Arizona. Jugé trop âgé, en perte de vitesse, sa campagne était pratiquement au point mort. Pourtant en quelques semaines, John McCain est parvenu à terrasser ses rivaux… Un exemple parmi d’autres pour souligner que tout peut encore basculer.
La politique américaine n’est pas comparable à la politique européenne. Une élection présidentielle aux Etats-Unis est imprévisible et rien ne sera joué avant le 4 novembre

1 commentaires:

chatou a dit…

L'écart se ressert entre Obama et McCain cava etre chaud la semaine prochaine !