Regard sur les Etats-Unis

vendredi 15 février 2008

Une violence ordinaire

6 morts et de nombreux blessés, tel est le dernier bilan de la fusillade sur le campus de la Northern Illinois University.
Alors que les Etats-Unis commémoreront demain, le premier anniversaire de la fusillade de Virginia Tech, ce drame vient rappeler qu’un an après les faits, la législation sur le contrôle de la distribution des armes à feu n’a pas beaucoup évolué.
A chaque fois, les évènements se déroulent de la même manière. Les médias commencent par recueillir les témoignages des camarades des victimes, les télévisions repassent en bouclent les images de l’arrivée des secours sur place, les agences de presse prennent des photos des victimes en état de choc… Puis c’est au tour de l’analyse du drame : le profil du tueur est dressé, ses motivations sont devinées, la carte du campus est publiée, un portrait des victimes est réalisé.
Enfin le Président George W. Bush effectue une déclaration solennelle au cours de laquelle, il exprime sa profonde tristesse et demande de prier pour les familles des victimes.
Quel que soit le lieu, quelle que soit la date, les évènements se déroulent toujours de la manière suivante.
En ces temps de campagne électorale, aucun des principaux candidats ne s’est prononcé contre le droit de porter une arme. Il serait trop risqué, pour n’importe lequel d’entre eux, de s’exprimer contre l’exercice de ce droit constitutionnel.
Le changement politique a ses limites…

1 commentaires:

mireille cabille a dit…

Ce qui se passe aux USA avec les tirs sur des gens désarmés dans un parking ou une université ou dans des banlieux pas trop riches arriverait dans n'importe quel pays d'Europe si la vente d'arme y était libre. En fait c'est la couardise des candidats à ne pas parler de ce second amendement criminel de la constitution américaine qui rend la vente d'arme libre - c'est donc la couardise des candidats qui rend l'Amérique si peu attractive et si follement criminelle. Le gendarme de la planète a perdu tous ses galons depuis longtemps.